mercredi 23 avril 2014

Site vitrine des enseignes : intérêt ou indifférence ?




À l’heure où les réseaux sociaux changent les lignes de leur identité web… À l’heure où les blogs épurent leur contenu pour maximiser le confort visuel de leurs lecteurs… À l’heure où le terrain de jeu du commerce de demain est internet… j’ai analysé avec grand intérêt les sites vitrines de 7 enseignes alimentaires : E.Leclerc, Carrefour, Auchan, Intermarché, Système U, Monoprix et Géant Casino. Pourquoi les sites vitrines ? Parce qu’ils représentent l’image de marque de l’enseigne et les informations qu’elles souhaitent véhiculer. Sorte de carte de visite ou brochure commerciale, ces devantures du web se doivent répondre à des critères : épuré, simple, ergonomique, potentiel à générer du trafic tout en valorisant l’image de l’entreprise, etc. Autrement dit, il ne faut pas passer à côté. Et pourtant…

L’analyse se porte sur plusieurs critères : le nombre de liens sur l’onglet horizontal, la présence ou non des réseaux sociaux, les cookies, les liens vers les applications mobiles, l’affichage prix (puisque c’est l’enjeu actuel), sans oublier le design. Ce dernier doit d’ailleurs faire preuve de professionnalisme, de sérieux. Car même si l’esthétique n’est pas une fin en soi, il doit cependant être au service du web afin qu’il soit efficace pour le visiteur.

Évidemment, difficile d’annoter les sites vitrines. C’est purement subjectif. L’intérêt étant d’évaluer si les enseignes éprouvent un intérêt ou si elles le délaissent. Au premier coup d’oeil, la plupart des sites web ne semblent pas avoir connu de refonte depuis bien longtemps. Pas d’animations, surcharge d’informations, logo pixelisé, écriture illisible. L’analyse révèle de belles surprises. 
Les cookies

Leur nombre détermine en quelque sorte l’intérêt que porte l’enseigne à l’analyse de ses clients internaute. Il s’agit d’un outil marketing qui appartient au web et qui ont pour simple fonction de mieux connaître l’internaute.

À ce jeu-là, Carrefour et Monoprix usent le plus de ce témoin de connexion pour entrer dans la vie privée de ses internautes. E.Leclerc suit de près. Système U et Géant Casino semblent moins intéressés par le trafic de leur site vitrine. Même si ça reste un site national, toutes analyses, et chaque chiffre, méritent interprétation. Alors pourquoi les négliger ?


Nombre de cookies par site vitrine d'enseigne
Capture d'écran pour récolter le nombre de cookies utilisés par site
Les +
Monoprix distingue 4 univers de consommation pour définir son offre. C’est relativement clair. Le site de l’enseigne est d’ailleurs la moins fournie en couleurs : 3 couleurs dominantes.
Bons de réduction en ligne : pouvant être considérés comme un outil de fidélisation, 3 enseignes l’ont essayé et l’affiche volontiers.
Pas de publicités inutiles qui parasitent la lecture.
Des bannières publicitaires variées.
Les enseignes manquent de pragmatisme. Il est regrettable que ces sites web ne vendent pas suffisamment leur concept. À défaut de comparateur de prix, les sites vitrines ne vantent pas les mérites de leurs magasins, leurs actions, la qualité de leur offre… 

Les -
Dans l’ensemble, un manque cruel de modernisme. Des polices de caractères différents. Pas d’uniformisation. Des images parfois pixelisées. Des écritures trop fine, parfois illisible.
Malgré la présence de liens vers les applications mobiles, celles-ci restent malgré tout trop isolées.
Absence de vidéos, pourtant le média à la mode sur internet.
L’espace vide grisâtre laissé par Leclerc laisse une impression d’un site en travaux. Cette dernière surprend par son absence d’affichage prix, pourtant crédo de l’enseigne.
On regrette une nouvelle fois de ne pas avoir TOUT sur la même page. Un lien renvoie vers un autre site, ouvre une autre page… Dans l’ensemble ça manque clairement de mutualisation.
Absence d’interactions également. Le visiteur vient chercher son information… puis repart. 
Les liens vers les réseaux sociaux existent, mais uniquement vers Facebook. Quid de Twitter ? Pinterest ? Youtube ? 
On pourrait regretter aussi le manque d’information sur l’actualité du groupe.

À contre-exemple, il y a forcément la bonne initiative. J’en reviens une nouvelle fois à Delhaize - dixit l’enquête sur les applications mobiles. Le site de l’enseigne Belge est épuré et simple dans sa conception.. Peu fourni en couleurs, il apparaît moins chargé, et surtout on prend plaisir à naviguer. Le site s’apparente moins à un labyrinthe, mais davantage à une carte de visite où les données sont choisies et maîtrisées. Certes, il manque un lien vers les réseaux sociaux, mais l’ensemble des critères apparaissent sur un même écran. Inutile de faire défiler longuement. En somme un site qui respecte sa vocation et qui se distingue de la concurrence.

En résumé, des sites vitrines oubliés comme laissés à l’abandon. Peu d’innovation. Rien pour surprendre le visiteurs. Ce dernier surnagent dans un marasme d’informations, forme d’une organisation désorganisée. Le trop d’information tue l’information. Les enseignes auraient à mon sens tout intérêt à s’interroger sur l’efficience de leur communication web et sur ce que veulent réellement les clients, et ce qui les intéressent. À défaut de quantité, il faut indéniablement miser sur la qualité. Un nouvel élan de modernisme pour l’ensemble m’apparaît nécessaire.

En image, l'exemple Delhaize, suivi de quelques captures d'écran signés Carrefour, Intermarché et Système U.




mardi 22 avril 2014

Infographie : le coupon de réduction en chiffre


lundi 21 avril 2014

Chef de rayon : un métier complet




Derrière un terme peu valorisant pour nombre de jeunes étudiants en commerce, le métier de chef de rayon offre pourtant des missions très intéressantes et enrichissantes. Alors pourquoi tant de clichés pour un métier qui a su évoluer positivement avec le temps ?

Une image à redorer
Le métier souffre encore d’une image peu valorisante auprès des jeunes, et trop souvent assujetti aux contraintes inhérentes au secteur. Mais contrairement aux apparences, le passage par la case chef de rayon est bien plus gratifiant sur un CV que bons nombres d’autres métiers à vocation commerciale et managériale. Il s’agit d’un métier complet qui nécessite une large palette de compétences : talent de négociateur, vrai sens des relations humaines, goût prononcé pour les chiffres, le métier nécessite une certaine maîtrise dans des domaines, certes aussi divers que variés, mais assurément complémentaires.

Un métier qui a changé
Les contraintes d’il y a 15 ans ne sont plus les mêmes. Même s’il y a 15 ans j’étais encore sur les bancs du collège. Le métier est malgré tout moins pénible et la logistique fait sans cesse de nouveaux progrès pour faciliter le travail des magasins. Hormis les réveils matinaux, le métier a beaucoup évolué et la concurrence accrue oblige les magasins à faire monter leurs managers en compétences. Les chefs de rayon deviennent de vrais experts de leur centre de profits.

Deux écoles
Deux écoles se distinguent : les indépendants et les intégrés. Chez les distributeurs indépendants, les chefs de rayon sont assimilés à de vrais chefs d’entreprise qui doivent rendre des comptes - en terme de chiffre d’affaires, de marge, de stock - à leur direction. Ils gèrent leur rayon en parfaite autonomie. La fonction prend des proportions en fonction de la taille du magasin et du chiffre d’affaires dégagée. C’est pourquoi un chef de rayon peut très bien gérer de 5 à 30 personnes rien que pour un seul rayon ! En parallèle, on retrouve le terme de « manager de rayon » caractérisé pour les responsables de rayons des distributeurs intégrés. Mais derrière ce nom un peu ronflant, les responsabilités sont bien inférieures que ceux de leurs acolytes indépendants. Les managers disposent en vérité de très peu d’autonomie et de liberté pour gérer leur centre de profit. La fonction se cantonne essentiellement au management et s’apparente à un poste de chef d’équipe qui se soit d’appliquer les plans de décisions de la direction nationale.

Une diversité de compétences
Comme dit plus haut, le terme de chef de rayon se s’arrête pas à la simple gestion des commandes et au remplissage des rayons. Parmi ses attributions, ce professionnel est entre autre responsable du merchandising, de la gestion des stocks, du marketing, des promotions, de l’animation d’équipe et de sa formation. En fonction des enseignes et de son expertise, une plus grande latitude lui est accordée. 
Par ailleurs, avec l’expérience, ses attributions peuvent se voir élargit : il peut en effet être responsable rattaché au service qualité, au service communication, ou intégrer des groupes de travail et/ou commission pour l’enseigne en région, voire plus.

Un diplôme… et une personnalité
Le diplôme ne conditionne évidemment pas la réussite à ce poste (voir aussi). Il apparaît cependant nécessaire de détenir un Bac+2 minimum orienté commerce et management. Un bac+3 permettra une entrée plus facile sur le marché ; tandis qu’un Bac+4/5 assurera de belles responsabilités à la sortie de l’école, et accélérera le début de carrière. 
Toutefois, plusieurs traits de personnalités sont indispensables pour réussir : parmi eux la curiosité, l’aisance avec les chiffres, un bon relationnel, le goût du challenge, et bien plus encore !
L’autre atout à disposer reste la mobilité. Difficile de faire carrière sans accepter de changer d’entreprise, de découvrir de nouvelles équipes, une nouvelle clientèle, d’autres mentalités… L’enrichissement de son expérience réside aussi dans sa faculté à s’adapter à tous ces changements. 

Des perspectives certaines
C’est l’aspect qui caractérise le plus le secteur : l’évolution de carrière.
Un bon chef de rayon ou manager, peut se voir accéder à un poste de directeur en à peine 10 années d’expériences. C’est un attrait non négligeable. Mais au préalable, l’évolution peut aussi bien être horizontale que verticale. L’important est chaque année d’augmenter la taille de l’équipe à manager. À 25 ans il n’est pas rare de se voir confier une vingtaine de collaborateurs. 

Le fléau
Ceci dit, malgré tout l’attrait et l’intérêt que peut représenter ce métier, le manque de main-d’oeuvre constitue le fléau le plus difficile à résoudre pour le secteur. Ce fléau est le lot de beaucoup de magasins. Si certaines enseignes font de leur gestion managériale un atout, d’autres sont à la peine pour recruter, même pour des postes à responsabilités. Un fléau en somme qui peut aussi justifier une opportunité pour ceux qui veulent y faire carrière. Sachez qu’il y a de belles places à prendre à qui sait s’en donner les moyens.


Si vous aussi vous êtes passionné par votre métier, je vous propose depuis peu de venir témoigner sur le blog via la rubrique Témoignages


vendredi 18 avril 2014

La qualité : halte aux idées reçues




Rôle méconnu mais pourtant en pleine expansion, le service qualité est devenu une fonction clé dans le monde agroalimentaire, et ce y compris dans la grande distribution.

Dans ses principales fonctions, ce responsable aguerri veille à l’optimisation de la qualité de ses produits, au respect des bonnes pratiques et de l’hygiène, et notamment en matière de traçabilité. Il intervient entre la Direction et les managers de rayons, voire même les collaborateurs eux-mêmes, et est l’interlocuteur privilégié des services de la fonction publique tels les services vétérinaires, la répression des fraudes, etc.

La qualité du produit est son exigence au quotidien, et en grande distribution elle est d’ailleurs poussée à son paroxysme. Car tel régi par le libre-service, le produit est souvent la seule interface avec le client. De sa qualité dépend directement l’image de l’entreprise, la fidélisation, et les coûts générés en cas de quelconque réclamations ou incidents.

Toutefois, et contrairement aux idées reçues, le management de la qualité ne se résout pas au remplissage de formulaire envoyé par la centrale ou défini par la direction, et au contrôle de documents. Son rôle est bien plus profond qu’il n’y paraît. Il consiste en effet à veiller au soin de la qualité de l’accueil et du service apporté à la clientèle. Pour ce faire, cela passe assurément par l’amélioration et le contrôle du management de l’entreprise. Au-delà de la blouse blanche qu’on lui associe souvent, la qualité est en effet un comportement à adapter à la politique de l’entreprise.

La qualité est primordiale en grande distribution, et surtout, elle ne s’improvise plus. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des managers formés à ces pratiques tant les tâches sont nombreuses et l’implication de l’ensemble des collaborateurs nécessaires pour mener à bien la mission.

D’ailleurs si parmi vous des responsables qualités souhaitent parler de leur métier, vous êtes absolument libre de me le faire partager via ce lien.