dimanche 23 août 2015

[Témoignage] Moi, manager de rayon et blogueur

Vous connaissez le blog, mais connaissez-vous celui qui se cache derrière ? Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler de moi et de mon expérience... Je vous réserve une petite surprise sur la fin.

À 19 ans, de l'errance au BTS MUC


À 19 ans, le bac avec mention en poche, j’ai vite dû rompre avec toute idée de poursuivre les études. Issu d’un milieu très modeste, les difficultés financières et la précarité étaient ce qui m’attendait à la sortie de l’école. Entre recherche d’un logement, le besoin d’une voiture, les « sorties sociales » liés à la vie étudiante, les études m’étaient impossibles. J’ai tracé un début de route à travers les agences intérim à la recherche d’un « boulot ». Initialement prévu pour me financer des études à la rentrée d’après, ce parcours a tout de même duré 2 ans. 

2 années plus tard, le compte en banque un peu plus fourni, j'ai jeté mon dévolu sur un BTS MUC en alternance, un moyen utile de gagner « un peu » sa vie et d’obtenir un diplôme. Pas de projet professionnel réel en tête, je voulais simplement retrouver les bancs de l’école et obtenir une formation valorisante. C’est un Super U dans le Finistère Nord qui m’a ouvert ses portes. 2 années très riches en apprentissage. Je me suis découvert une passion pour ce métier et mon avenir s’est éclaircie. Véritable touche-à-tout, mes missions tournaient autour des rayons secs (animation, réimplantation), mais déjà aussi à tout l’aspect communication : partenariat avec une webTv, création d’affiches, personnalisation du site web, création page Facebook, etc… Mon côté entrepreneur convainquait déjà et la liberté des indépendants était idéale pour mon épanouissement.

S’en est suivi une troisième année dans le même magasin pour effectuer en alternance une Licence Pro Commerce. J’ai participé de près à l’agrandissement du magasin. Une vraie opportunité. J’ai aussi assisté aux prémices du Drive en picking. À l’époque, on ignorait totalement le devenir de ce service, mais comme disait mon patron : « Il faut y être ! ».

Premières responsabilités de manager de rayon... et création du blog


La fin de mon année Licence approchait. Malgré ma volonté de continuer les études, financièrement, il m’était impossible de poursuivre sans que cela n’engendre de frais important. Alors, suffisamment satisfait de mon parcours (car oui je revenais de loin), j’ai entrepris, comme motivé par une forte soif d'apprendre, la création d’un blog, celui que vous connaissez aujourd’hui : jebosseengrandedistribution.com. Il a depuis bien évolué.

Né de ma curiosité, de ma volonté de partager mon expérience dans un secteur très opaque et de me faire une veille sur la grande distribution, le blog a rapidement su trouver son public, et ce à ma plus grande surprise. Dans l’année, j’ai répondu à quelques interviews pour des blogs emplois et mon initiative avait fait l’objet d’un article au sein d’un magazine spécialisé. Au début, pas convaincu du nom « je bosse » que je trouvais familier, ce dernier s’est révélé être un atout : le terme avait une connotation « terrain » et surtout il se retient très facilement ! Chaque semaine, j'enrichis le blog : je me fixe un cap de 2 à 3 articles par semaine (plus de 400 aujourd'hui). Cette activité devient rapidement chronophage : environ 10h par semaine.
Article au sein d'un magazine spécialisé

J'ai poursuivi mon expérience en restant un an dans ce même magasin dans le Finistère Nord - celui qui m’a donné ma chance - en qualité de d'adjoint ELDPH. À l’époque, Carrefour effectuait son opération dégraissage et plusieurs anciens cadres de l’enseigne se sont retrouvé chez les indépendants. Un d’entre eux est devenu collègue. J’ai tellement détesté sa vision du commerce que j’ai souhaité partir.

J’ai quitté la Bretagne pour la Charente-Maritime, et Système U pour E.Leclerc. J’ai évolué pendant 2 ans avec des responsabilités sur le secteur PGC. Cette enseigne s’est avéré être une très bonne école. J’ai pu gérer un commerce de A à Z : animation d’équipe, gestion des rayons, des prix, des implantations, etc, tout en conservant la liberté des enseignes indépendantes. Le contexte charentais et sa proximité avec les vignes de Bordeaux était aussi l'occasion idéale pour parfaire mes connaissances sur le vin. L'oenologie est rapidement devenu une passion.

La grande distribution et ses travers.


Parallèlement, le blog poursuit son évolution. Comme une petite entreprise, celui-ci grandit et la croissance de visiteurs augmente de mois en mois. De réflexion en réflexion, j’ai orienté mon contenu entre des analyses, de l’actualité, des articles insolites, des billets d’humeur, des infographies. J’ai notamment été un des premiers à initier des réflexions sur le virage digital des enseignes alimentaires (l'article ici).L’une d’elles a fait l’objet d’une dépêche AFP et parcouru la toile. Il m’aura fallu 2 ans seulement pour changer de statut sur le web. Ainsi, de blogueur amateur à influenceur, les sollicitations suivent : j’ai notamment pu élargir mon réseau, réaliser une interview radio, reçu de nombreuses invitations à des conférences de presse, des invitations pour des salons, etc. 

Mais ma position de blogueur a aussi ses torts. Malgré la reconnaissance de mon PDG et mes bons résultats, mon chef de secteur et mon directeur « novice » voient d’un très mauvais oeil ma notoriété grandissante. Leur orgueil prend un sacré coup. Mon esprit entrepreneur, ma sincérité et ma volonté à faire bouger les lignes ont mis la pagaille dans leur esprit. Plutôt que de me concevoir comme une force, ils me mettent rapidement la pression. Comme convaincu de devoir me battre, il a fallu s’accrocher. Enfin surtout eux. Je vous épargne les détails. Résultat : le directeur est allé voir ailleurs, plusieurs managers ont quitté l’entreprise, laissant mon chef de département esseulé. Faute de n’avoir de perspectives d’évolution à court terme, j’ai souhaité tracer ma route ailleurs. 

J’ai quitté ensuite E.Leclerc pour revenir dans un Hyper U en Bretagne. 7 mois dans l’entreprise, un gros travail de fond, un stock remis à jour, une équipe soudée, des initiatives à-tout-va et puis basta. 

Au final, j’ai passé 8 années dans la grande distribution. Je retiens que ce secteur m’a fait grandir : l’humain, la solidarité, l’esprit d’équipe, le sens des responsabilités, le sens des initiatives sont des valeurs fortes dans ce secteur. Le management a été pour moi un formidable révélateur. Toutefois, je retiens aussi d’autres aspects : les coups bas, la pression, les tensions, les égos démesurés, les manipulations, les rumeurs de couloirs, les commérages, les promesses, les belles paroles, etc. Car la grande distribution a aussi ses travers.

Des portes insoupçonnées.


Le blog a trouvé sa place dans le secteur. 10 000 visiteurs en moyenne chaque mois fréquentent les articles et une forte communauté sur les réseaux sociaux s’est développé. Je retiens aussi du blogging qu’il s’agit d’un travail de longue haleine qui requiert des qualités qu’on n’apprend pas sur les bancs de l’école. De la persévérance, pour écrire chaque semaine de nouveaux articles. De la patience, pour attirer de nouveaux lecteurs. De la passion, pour pouvoir en parler et proposer un contenu varié et pertinent. Des qualités inhérentes d'écritures, car c'est aussi de là d'où provient son succès.
Des visiteurs de toute la France
Autodidacte et entrepreneur, ma curiosité m’a poussé involontairement à développer des compétences aujourd’hui recherchées. Dans la transformation digitale et numérique, les entreprises sont dans l’obligation d’aller chercher des profils appartenant aux digitales natives. Le social media, le webmarketing, le blogging, le référencement, entre autres, sont autant d’atouts qui complètent mon parcours et qui me permettent de me positionner en toute crédibilité et légitimité.

Passé premièrement pour une start-up sur Saint Malo qui m’a permis de mettre un pied dans le milieu du web, une opportunité absolument folle s’ouvre à moi aujourd’hui. À 28 ans, je vais découvrir les arcanes de la stratégie digitale et le monde passionnant de la presse et du numérique. En définitive, ce blog m’a ouvert des portes insoupçonnées, que je n’aurai pas imaginées il y a 4 ans.

Je conclurai mon témoignage en disant que seul le travail paie et qu’il ne faut jamais rien lâcher. Dans votre carrière, vous allez devoir, tôt ou tard, rendre des comptes. Il est nécessaire de travailler sans relâche et de ne jamais baisser les bras. Rappelez-vous sans cesse d’où vous venez. Soyez optimiste dans tout ce que vous entreprenez. Soyez honnête et juste avec les autres. Persévérez et n’ayez surtout pas peur d’appendre.

-------------------------------------------------------Ma surprise----------------------------------------------------
-----------------------------------------------Évolution des bannières --------------------------------------------


Les bannières d'un blog sont très importantes. Elles sont aussi le symbole de l'évolution du blog. Et vous, vous préférez laquelle ?
1. Première bannière : avec quelques logos

2. Retrait du caddie et création d'un logo pour le blog

3. Les petits logos passent au-dessus d'un titre agrandit
4. Là j'ai mis 2 traits pour faire joli. Bof.
5. Là j'ai découvert la transparence sur Photoshop.
6. Tendance design : simple et épuré.
7. Le blog devient collaboratif. Simple et épuré aussi.
  


mardi 18 août 2015

[Témoignage] Tiphanie, 25 ans, la grande distribution lui a ouvert d’autres portes

Bonjour Tiphanie. Tu as 25 ans et as travaillé auparavant sous l’enseigne Super U. Aujourd’hui tu as changé de voie mais avant tout, peux-tu nous raconter ton parcours ?


Pour débuter, la grande distribution n’était au départ pas du tout mon objectif. Tout a commencé par un job d'été en tant qu'employée commerciale DPH. Étant à la recherche d’une entreprise pour effectuer un BTS par alternance, j'ai donc opté pour un BTS MUC, et proposé ma candidature suite à mon job d'été. J'ai donc effectué mon BTS, dans un SUPER U, affectée aux rayons Beauté-santé et Bébé, où j'ai appris le métier d’employé puis de chef de rayon. Suite à la validation de mon BTS, j'ai souhaité poursuivre mes études en validant une Licence Professionnelle. J'ai opté pour la Licence "Responsable Univers de Consommation" que j'ai signée en CDI, toujours dans le même magasin. J'ai changé de secteur pour m'occuper de l'épicerie salée. Après obtention de mon diplôme et suite au départ de ma responsable, j'ai donc pris les "commandes" du secteur Epicerie en ayant 4 personnes à gérer. C’est une situation pas toujours simple quand vos collègues ont 20 ans de plus que vous !

Passée d’étudiante à Manager c’est une belle performance et démontre tes capacités à t’investir. Quel avis as-tu sur le métier de manager ?


Être Manager en grande distribution a été une expérience enrichissante. C’est, je pense, une bonne école pour apprendre les rouages du monde du travail et endosser ses premières responsabilités. Toutefois, la vie en magasin comprend de nombreuses contraintes qu’il faut savoir accepter. C’est tout de même très physique et très stressant. Il faut savoir ne pas comptez ses heures et s’investir dans un projet.

Et maintenant, quelle voie as-tu choisi ?


Aujourd’hui, je m'oriente côté fournisseur, pour devenir chef de secteur, car j'aime la vie en magasin, mais j'aime également mon indépendance, ce qui je considère comme plutôt une bonne équation. Je reste toutefois très reconnaissante envers ce secteur car il m’a fait grandir et prendre confiance en moi. Et qui sait, j’aurai peut-être mon propre magasin un jour !

A ceux qui doutent des perspectives, ton parcours démontre que l’évolution est possible et pas uniquement en magasin. Elle ouvre aussi des portes ailleurs. Merci à toi et bonne continuation dans tes nouvelles fonctions.

mardi 11 août 2015

Travailler en grande distribution : désamour, désintérêt et contrainte

Ce n’est un secret pour personne, la grande distribution est un pilier de notre économie en France. Le chiffre d’affaires toutes enseignes confondues représentent pas moins de 10% du PIB national, une manne économique non négligeable d’autant plus que le contexte actuel laisse peu de place aux leviers de croissance. 

Le commerce de détail ce n’est pas moins de 8% de l’emploi en France. Assurément colossal. Aujourd’hui encore, le secteur continu de recruter, et ce même en période de « crise ». Si le secteur mise essentiellement sur des bas salaires et cherche des « bras » pour remplir ses rayons, la grande distribution ne parvient pas vraiment à pallier ses difficultés de recrutement. Les enseignes tentent malgré tout de colmater les brèches d'une image ternie au fil des années. Les contraintes liées au secteur restent encore nombreuses :

Des salaires bas

Le niveau de rémunération reste un des plus faibles en France. Si la majorité des salariés sont en CDI (un luxe aujourd’hui), les salaires bruts médians ne dépassent guère les 1600€ pour un employé. Il faut malgré tout compter sur les nombreuses primes qu’offrent certaines enseignes. Les primes de participation et d’intéressement restent très attrayantes et peuvent représenter jusqu’à 17 mois de salaire pour des magasins performants. Ce chiffre peut même augmenter mais reste très rare.

Absence de syndicats

Le taux de syndicalisation reste faible (3,5% seulement). Chez E.Leclerc il est d’ailleurs fortement proscrit de revendiquer toute appartenance à un syndicat, sous peine de subir des pressions auprès de sa direction. 

Horaires difficiles

Les horaires sont aussi très rudes. Les journées commencent très tôt et les employés terminent parfois leur journée quand la majorité des actifs français la commence à peine. Il y a un vrai décalage. Le métier exige une endurance et des performances physiques à des heures où le corps n’est pas toujours préparé. De nombreuses répercussions (TMS = trouble médico-squelettique) se font parfois ressentir des mois et des années après. Au-delà de ça, le juste-à-temps est de mise. La pression est aussi telle, qu’il est essentiel de fournir le travail nécessaire dans un temps imparti. Pas de places aux imprévues.

Polyvalence exigée

C’est la règle en fonction de la taille du magasin, mais la polyvalence est de mise. Chez les discounters par exemple, on peut aussi bien être en caisse qu’en rayon, que celui préposé au ménage. 

Métier peu intéressant

Dans l’alimentaire, le métier d’employé est réduit à la mise en rayon. Au-delà des jolies mots de l’offre d’emploi « vous assurerez la bonne mise en marche de votre rayon » par exemple, le métier n’offre que très peu de missions plus épanouissantes. Les tâches sont répétitives. Toutefois, un bon manager saura donner la passion d’avoir un rayon toujours présentables pour la vente et impulser son équipe pour la bonne marche en avant. En revanche, dans les enseignes spécialisées (Décathlon, Boulanger, etc), les tâches sont différentes et deviennent plus variées. Le vendeur développe un argumentaire et assure un contact avec la clientèle. La mise en rayon est « moins explosive ».

Des effectifs coupés en 2 

C’est lot commun dans le secteur. D’une part il y a les salariés stables et expérimentés qui ont signé un CDI, et d’autre part, des employés en CDD renouvelable qui naviguent de rayon en rayon pour pallier les remplacements et les vacances. Le turnover est régulier et les offres d’emploi ne sont là que pour remplacer des salariés. Non la grande distribution ne crée pas d’emploi ! (lire aussi). 

Chez les cadres, la situation n’offre pas que des avantages. Si les rémunérations sur le papier restent correctes, les horaires sont très exigeantes et la polyvalence est souvent primordiale. Il faut être expérimenté mais pas trop, immédiatement opérationnel, être présent avant l’arrivée des équipes, et parfois même fermer le magasin et attendre que le dernier client franchisse la ligne de caisse.

Ces contraintes ne font pas rêver mais il y a des raisons de trouver sa dose d’optimisme. Le secteur reste un excellent tremplin pour les jeunes (lire aussi) et assure de belles carrières. Les plus motivés gravissent les échelons très rapidement. 

Fort heureusement, la grande distribution laisse encore la place à de belles histoires. Il faut être conscient qu’il n’y aura pas suffisamment de places pour tout le monde. Les places sont chères et les évolutions de plus en plus rares. Il convient d’être patient, rigoureux et surtout opportuniste


>> Répondez au sondage sur la grande distribution et vous ! <<

Si vous souhaitez témoigner votre passion pour le secteur, contactez-moi à l'adresse jebosseengrandedistribution@gmail.com

mardi 4 août 2015

TOP des phrases incontournables en grande distribution

1. Quand ça fait 10 ans que vous êtes dans la boîte et toujours au SMIC.

"Salarié : je souhaiterais une augmentation
Patron : une augmentation de travail ?"

2. Quand vous dépassez vos heures...

"Et les heures supplémentaires elles sont payées ?"

3. En pleine installation de l'allée centrale.

"Et la semaine prochaine, on déplace tout. Ça, ça ira là. Et ça, ba ça bouge aussi."

4. Quand les rayons paraissent vide

"Les rayons sont creusés. Ça a du tourné hier après-midi."

5. Avant de débaucher

"T’as bien blindé ton rayon ?"

6. Quand vous croyez qu'il vous manque pleins de produits...

"T’as reçu toute ta livraison toi ?"

7. Fatigué ?

"Vivement la débauche !"

8. Le BA-b.a des têtes de gondoles

"Chef : En TG il faut max 8 produits"
Résultat : 


9. À la radio...

"Chers collaborateurs, il est 8h30, le magasin ouvre bientôt ses portes. Veuillez libérer les allées pour les équipes du nettoyage."

10. Quand on parle des chefs...

"Les chefs, la salle de pause c’est leur 2ème bureau."

11. Là, ça sent le roussi...

"Si vous voulez prendre la porte, elle est grande ouverte. Il y en a 10 qui attendent votre place."

12. Quand vous n'avez pas la formation 

"Didier, tu pourras me gerber une palette ?"

13. Merci la centrale :)

"En entrepôt, ils ont encore mélangé les palettes. On va perdre six plombes à tout dépoter font chi*r !"

14. Le fameux stagiaire préposé au façing...

"Quelqu’un a vu Tanguy, le stagiaire ? »

15. Un transpal c'est imposant pourtant

"Quelqu’un a vu mon transpal ?"

16. Faut bien qu'il serve à quelque chose le stagiaire

"Tu peux refaire le façing s'il te plaît".

17. Les fameux gencod inconnus

"J'ai un produit en action co qui passe pas ? »

18. Livraison pas encore arrivé

"Faut boucher le trou, j'ai pas reçu la came".

19. Oups... J'ai pas commandé assez

"Il ne va rester que de la tôle en rayon".

20. En attendant...

"Je peux avoir ma palette ?"

21. Ça peut servir

"T'as un cutter ?"

22. Le plus important

"Pause café. Pause clope."

23. Les palettes bancales...

"De toute façon ils savent pas monter les palettes dans cette boîte".

24. Le client qu'on doit recalé

"C'est pas mon rayon désolé".

25. LE proverbe 

"On est pas cher payé mais qu'est-ce qu'on rigole".

26. Celui qui va à son rythme

"Je ne suis pas payé à la palette".

27. Pas faux.

"La confiance n'exclue pas le contrôle".

28. Salace…

"Quand tu touches ta copine, t’y mets les deux mains ?! Ba quand tu remplies ton rayon c’est pareil !".

29. Chaque problème a sa solution

"La nature a horreur du vide alors trouvez une solution".

30. Anticipation !

"On range la réserve ce matin car grosse livraison cette aprem"!