mercredi 26 novembre 2014

Cumuler les expériences pour mieux choisir après



Une carrière professionnelle c’est long. Et avec les réformes qui nous attendent, celles-ci devraient encore prendre quelques annuités supplémentaires. Une carrière c’est aussi fait de haut et de bas. Des moments creux comme des moments intenses et riches que peuvent parfois offrir le monde de l’entreprise. Toutefois, à moins d’être un ange, une carrière peut être jalonnée par autant de succès… que d’échecs.

Une étude d’ailleurs vient d’être réalisée. Celle-ci affirme qu’il existe des solutions pour éviter de se retrouver au creux de la vague à un âge où il vous sera plus difficile de la contourner. Pour ceux qui en doutent, l’évolution d’une carrière n’est pas essentiellement verticale. Elle est aussi horizontale. Si peu d’ambitieux ne la considèrent comme telle, l’étude rappelle que cette réflexion doit être toute autre.

Ainsi, il serait d’autant plus judicieux de cumuler les expériences différentes entre 20 et 30 ans, plutôt que de se contenter de ne connaitre qu’une seule et même entreprise, qu’un seul et même secteur d’activité, voire qu’une seule et même entreprise pour les plus fidèles. Si ça pouvait être le cas au siècle dernier, la voie stable n’est plus la seule raison des succès de carrière. 

À 20 ans, on ne choisit pas une carrière. On sort tout juste des études. Le diplôme - aussi intéressant soit-il - avec comme seul bagage ouvre finalement peu de voies possibles. Les entreprises se braquent dès lors qu’un candidat prétend à un poste sans expériences. On choisit un métier sans en avoir la certitude que cela puisse plaire. 

Ainsi, l’étude conseille de changer de métier aussi souvent que possible entre ses 20 et 30 ans, et de cumuler les expériences à des fins de mieux se connaître et surtout de découvrir les tâches et fonctions qui correspondent le plus à vos ambitions. Nombreux sont ceux qui à 40 ans se retrouvent enfermés dans un métier, et incapable de rebondir, retenu simplement par le confort d’un salaire dûment acquis. La reconversion s’avère souvent compliquée quand on a fait 20 ans dans une même entreprise.

A contrario, refuser de voir ailleurs reflète une certaine antipathie, une peur de ne pas vouloir changer. Combien sont ceux qui détestent leur métier mais s’embourbe juste par sécurité, par confort d’avoir un salaire ? L’argent n’a jamais été une source de motivation saine, au contraire de l’apprentissage qui est une source de motivation inépuisable pour chacun.

En soi, varier les expériences constitue sans doute aujourd’hui la meilleure boussole pour réussir sa carrière professionnelle. Varier des expériences et outrepasser ses peurs développe la maturité et la capacité indéniable de prendre du recul. Cela requiert une habileté, développe l’adaptabilité et l’esprit. Et vous qu’en pensez-vous ?

lundi 24 novembre 2014

Paroles en l'air



La confiance. Un bien grand mot dans le vaste monde de l’entreprise. Pour le commun des salariés, employés ou cadres, avoir confiance permet de prendre des risques et encourage les succès. La confiance est la testostérone des entreprises. C’est elle qui favorise la croissance et leur succès. Le commerce ne serait rien sans les initiatives d’Hommes et de Femmes. Sans confiance, l’entreprise se meurt.

Toutefois, les entreprises la maltraitent : paroles en l’air, promesses non tenues, comportement irrespectueux, non-reconnaissance des efforts, appropriation de compétences, insouciance quant aux conditions de travail sont le lot d’un milieu aux multiples coutures. Les mots peuvent paraître durs mais c’est une réalité.

Ces actes sont souvent dus à une peur pour certains responsables de la distribution, qu’ils soient d’ailleurs managers, chef de secteur, directeur… Une manière de se protéger pour faire semblant de maîtriser une situation dont on ne connaît pas pleinement les codes. De l’amateurisme ? En quelque sorte. Peur de mettre en doute ses compétences et de se faire briguer la place par le petit jeune qui ne paie pas de mine. Le modeste confort personnel est privilégié au détriment de la réussite des entreprises. Comme nos élus qui ne font que colmater les brèches pour satisfaire leur présent, les égos de nos entreprises paralysent la réussite de nos entreprises.

Pourtant la confiance apporterait cet élan d’humilité qui manque à la grande distribution. Ce n’est pas parce qu’on est parvenu au sommet, qu’il doit être question de regarder les autres d’en bas, et de croire qu’on est meilleur que tout. Mon constat peut paraître sévère. 

Malgré les longues litanies et volonté des entreprises depuis des années, ramener la confiance au travail apparaît encore comme une idée nouvelle, comme jamais exploité auparavant. Quoi qu’il en soit, les entreprises ont besoin de leurs salariés. Mais des salariés viables et fiables. La concurrence accrue installée depuis plusieurs années renforce encore cette volonté. Mais seuls des salariés engagés pourront changer la donne.

mardi 18 novembre 2014

La dure loi du terrain

La grande distribution peut très vite s’apparenter à un terrain miné si on ne sait pas où on met les pieds. Mais ce terrain peut aussi être un sérieux révélateur pour nombre d’entre vous - qui je sais nombreux. Il revêt plusieurs formes :

Le terrain de la remise en cause
Considérez qu’à chaque nouvelle équipe dirigée, un départ à zéro est essentiel. La grande distribution a cette faculté à faire évoluer ces managers de manière horizontale. Équipe plus grande, chiffres d’affaires plus conséquent, personnalités différentes, un bon manager doit savoir se muer en caméléon et s’adapter à toutes les situations. La grande distribution est le terrain idéal pour apprendre à se remettre en question. 

Le terrain de la connaissance, mais pas que…
Que vous soyez diplômé d’HEC ou d’écoles ingénieur, rien ne vaut l’acquisition des compétences et des connaissances terrain. Souvent influencés par leur pseudo-connaissances, les jeunes diplômés croient pouvoir concourir aux postes à plus hautes responsabilités sans être passé par la case départ. Or, la réalité est tout autre. Si les théories s’apprennent à l’école, le management, la rigueur, l’organisation s’acquièrent sur le tas. La richesse du secteur réside dans sa faculté à donner sa chance à tous : BTS, Licence, Master, qu’importe le diplôme, vos compétences sont les bienvenues. La réussite en grande distribution est d’abord conditionné par le comportement, pas toujours très catholique d’ailleurs… Les résultats ne suffisent pas toujours. Hélas.

Le terrain pour être opérationnel
La gestion d’un centre de profit en grande distribution n’a rien de complexe en soi. C’est même très concret comme métier ! Le secteur exige d’être opérationnel. Manager requiert une certaine humilité car il s’agit souvent d’accepter de devoir se mettre à hauteur de son équipe. Un manager absent du terrain risque fort de se mettre à dos son équipe.

Le terrain comme tremplin
Combien de parcours type de l’employé commençant par mettre en rayon et qui finit 20 ans plus tard patrons de son propre magasin ? Si aujourd’hui cela semble utopiste et irréaliste pour la jeune génération, la grande distribution propose de beaux parcours. Le management d’équipe est la base de tout futur dirigeant d’entreprise. Pouvoir posséder cette expérience à 25 ans est une chance. Alors, si votre Histoire avec le secteur de la distribution ne durera pas, la perspective de trouver un emploi hors de ses bases ne ressemblera en rien en une terre inconnue.

Le terrain pour être plus proche des consommateurs
Pour ceux qui aspirent à des fonctions transversales, le passage par la case magasin est essentiel. Il permet de mieux comprendre les problématiques d’un magasin et d’agir en fonction. Être sur le terrain permet également de se rapprocher des consommateurs et de déceler leurs attentes. Les paroles, les attitudes, les comportements valent autant plus que des résultats chiffrés ou des panels en tous genres. Vivre les évènements est une vraie opportunité pour la suite de votre carrière si vous souhaitez évoluer vers des fonctions sièges.

Le terrain d’egos
Enfin, aussi humain qu’est le métier de celui de manager, l’ambiance qui y règne est aussi fratricide que cruelle. La place n’est rarement réservée pour le plus compétent. Les managements sont souvent des moyens de façade pour parvenir à ses fins. Comme sur tout terrain professionnelle, la loi est rude. Chacun veut prendre la place de l’autre ce qui exige d’être très solide pour accepter de se battre. N’accepter aucun poste en distribution si vous n’êtes pas un combattant. Auquel cas vous feriez mieux de change de métier.


mercredi 12 novembre 2014

Un manager doit savoir prendre des décisions



On ne le dit jamais assez, le métier de manager réside principalement dans sa capacité à savoir prendre des décisions. Les bonnes idéalement. Le commerce, comme sûrement beaucoup d’autres secteurs d’activité, est régi par ce vecteur continu : savoir décider.

Sans pour autant faire écho au politiquement correct, cette fonction du manager est la plus importante dans un centre de profit. De la décision la plus simple à celle qui requiert des analyses plus poussées, le manager d’aujourd’hui doit savoir agir en conséquence. Qu’elles soient humaines ou financières, qu’elles nécessitent d’agir vite ou qu’elles requièrent davantage de temps, la décision fait partie du quotidien d’un manager. 

Tout comme la vie, tout est une question de choix. Ceux-ci additionnés conditionnent la qualité du compte d’exploitation du centre de profit. Pour l’avoir vécu, et pour le vivre encore, la décision parfois la plus anodine peut avoir des conséquences qui elle-même nécessitera d’autres décisions. Comprenez : le choix de telle ou telle orientation pour engendrer de nouvelles décisions. C’est le serpent qui se mord la queue. À l’inverse, une décision lourde peut aussi avoir des incidences positives sur le moyen terme. Mais à quel prix ? C’est pourquoi il est non seulement essentiel de savoir prendre les décisions, mais en plus de ça, il faut savoir prendre les meilleures pour ne pas en occasionner d’autres.

Alors oui, en dehors des aspects inhérents au métier et qui incombe à chaque secteur d’activité, manager c’est d’abord prendre des décisions. Il est vrai qu’avec l’expérience, certains en sont parfois incapables, d’autres en abusent. Cette capacité est à mon sens un des témoins de la compétence. La capacité à prendre de bonnes décisions fait le bon manager.


À ceux qui en doutent, ce sont les décisions qui font avancer. Ce sont même parfois les décisions portées par l’intuition qui offrent les plus grandes satisfactions, en grande distribution les lots de satisfactions sont nombreux.