vendredi 15 août 2014

 « La grande distribution ne crée plus d’emploi, elle remplace. »




Je l’ai souvent dit à travers ce blog : la grande distribution reste réservée aux passionnés qui sont prêts à outrepasser les contraintes inhérentes au secteur pour assouvir leur soif de commerce. Avec le temps toutefois, celle-ci s’effrite et oblige constamment les entreprises à revoir leur organisation. 

Dans un secteur où le turnover fait partie du quotidien des entreprises, moyennant 15 à 20% selon les enseignes, les opportunités sont nombreuses. Ainsi, que ce soit en interne ou en externe, les postes se libèrent allègrement au fur et à mesure des essoufflements des salariés - usés. Des salariés plus jeunes, fraichement diplômés, les remplacent - numériquement - sans transmission d’expériences.

Dans un contexte où les candidatures peinent à s’empiler sur le bureau des recruteurs, nombreuses sont les enseignes à privilégier les promotions internes. Des promotions aussi bien que possibles évidemment, car les bons profils aux potentiels évident n’échappent pas au turnover et surtout s’échappent bien avant qu’on les rattrape en plein vol pour les faire évoluer. D’où l’importance de détecter ceux qui représentent le futur et de mettre les moyens - pas uniquement financier d’ailleurs - pour les retenir. 

Toutefois, peine perdue, l’interne ne suffit plus. L’externe est bien souvent la solution la plus redoutée. Car sur le lot de candidats, il n’est pas certain de trouver le candidat idéal, et si par chance c’est le cas, faut-il encore en avoir les moyens pour le faire signer. Certaines entreprises attendent des candidats investis mais redoutent souvent de payer le prix fort. Ai-je tort ?

Recruter coûte cher. Et laisser filer des salariés compétents coûte tout autant.  Aujourd’hui, si les agrandissements de magasins ou la création de Drives créent de l’emploi, cela représente toutefois une manne relativement réduite. En définitive, la grande distribution se contente de remplacer des emplois alors qu’il pourrait être plus aisé de les conserver. À bon entendeur.


mercredi 13 août 2014

Le commerce, un secteur d’avenir ?




Alors en pleine scolarité, nombreux sont ceux qui soucient déjà de leur avenir professionnel. Est-ce que je choisis la bonne branche ? Est-ce que je prends la bonne orientation ? Et après le diplôme, à quel type de postes pourrais-je prétendre ? Les interrogations sont évidemment nombreuses et il serait bien triste de ne pas s’en poser. Bref. Pour ceux qui se posent ses questions et en bon passionné du commerce que vous êtes - puisque vous arpentez ce blog - le commerce a bel et bien de l’avenir devant lui.

Selon une enquête sur la situation de l’emploi à l’horizon 2022, France Stratégie dresse un aperçu sur les secteurs d’activité les plus pourvoyeurs d’emplois. Ainsi 800000 postes seraient à pourvoir chaque année. 80% d’entres eux concerneraient des départs à la retraite, les 20% restant constitueraient des créations nettes d’emplois. Compte tenu de la conjoncture actuelle, il y a de quoi avoir le sourire.

Et dans ce panorama, le commerce recrute et recrutera ! Parmi les 20 métiers  les plus pourvoyeurs d’emplois, le commerce est représenté par 4 catégories de métiers :
  • Les vendeurs, dont près de la moitié des postes seront des créations nettes d’emplois ;
  • Les cadres commerciaux et technico-commerciaux : plus de 100 000 postes se libéreront suite à des départs ) la retraite ;
  • Métier dans la maîtrise des magasins et intermédiaires du commerce : secteur dans lequel de nombreux postes seront disponibles suite à des départs  à la retraite ;
  • Et les attachés commerciaux et représentants.
Si c’est une aubaine pour les perspectives de carrière, il est d’autant plus important de rappeler que de nouvelles compétences seront elles aussi exigées pour pallier à la demande. Les métiers tels qu’on les connaît aujourd’hui auront changé. L’avènement du numérique amorcera en effet de nouveaux modes de consommation, de communication, de nouvelles manières d’étudier et de travailler. 

Alors pour les plus pessimistes, cette nouvelle aura peut-être de quoi vous donner l’élan de motivation pour vos perspectives ou projets de carrière. Étudiant ou débutant dans le secteur, il s’agit pour vous de vous donner les moyens pour mieux entrevoir les opportunités qui vous attendent. La météo de l’emploi dans le commerce en 2022 s’annonce radieux.

lundi 11 août 2014

Instacart : l'application qui se veut collaborative




Le web n’en finit pas de réinventer sa manière d’acheter ou de consommer et chaque mois son lot de nouveautés fait son apparition. Une application nouvellement créée et qui a bénéficié d’une levée de fonds fait récemment parler d’elle outre-atlantique : INSTACART.

Le principe de l’application est simple : après s’être préalablement inscrit sur l’application, vos choisissez vos produits, vous transmettez la commande et s’est ensuite un « personnal shopper » qui se charge de préparer la commande. Notez que ces « personnal shopper » - bien entendu rémunérés - ne sont pas salariés de la start-up, ce sont de simples particuliers. INSTACART se contente uniquement de faire le lien entre consommateurs et livreurs.

Pour se financer, l’application facture la livraison effectuée par un personnel shopper et le montant de l’abonnement qui lui s’élève à 99 dollars. D’autres combines permettent également à la start-up de faire du business : elle pratiquerait en effet une hausse des prix sur une sélection de produits.

L’opportunité du modèle économique choisi par l’application permet une rentabilité certaine et d’outre-passer les charges sociales pour les quelques 1000 livreurs indépendants que la société compte à ce jour. Et cela peut donner des idées à des entrepreneurs en France…

Toutefois, si cette application s’inscrit dans une économie de partage, ne serait-il pas dangereux un tel développement en France ? Car si l’idée semble cohérente face aux attentes des consommateurs et une vraie opportunité pour les personnes âgées ou à mobilité réduite, il n’en demeure pas moins qu’elle semble aussi sous-couvert d’une précarité grandissante pour notre société. Payer des commissionnaires sans sortir un sou pour les charges sociales et sans faire signer quelconque contrat de travail pourrait faire sortir l’éthique de ses gonds.

Si le web représente l’avenir et constitue en somme un formidable vivier d’idées, l’économie de partage se doit non seulement de ressouder les Hommes entre eux mais aussi de permettre une meilleure redistribution des richesses. 

Et vous, que pensez-vous de cette application ?


vendredi 1 août 2014

La passion comme moteur




Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie. Idéologie, mythe, réalité ? S’il est dans la nature de l’Homme de ne jamais se satisfaire de rien, le travail - même à l’époque de Confucius dixit la citation - peut pour autant s’avérer être un riche lieu d’épanouissement personnel.  

Car le travail n’a heureusement pas seule vocation à être alimentaire. On y consacre d’ailleurs plus de temps qu’à ses proches. La passion est essentielle. Non seulement elle permet de ne pas avoir le sentiment de travailler, mais elle permet également de passer outre les contraintes inhérentes au secteur d’activité - et en grande distribution c’est un lot quotidien !

Je ne saurai dire si c’est elle qui me transporte. Telle une force irrésistible, elle chemine sur mon début de carrière, comme poussée dans le dos par son homologue : l’ambition. La passion, c’est elle qui vous apporte une détermination sans failles, qui vous rend la capacité de vous surpasser et d’avoir la volonté d’aller au-delà de vos limites. Elle entretient la soif d’apprendre, l’envie de victoire, le désir de s’aguerrir, la culture du dépassement de soi. Elle vous donne une énergie sans limite.

Être passionné au travail constitue en soi la meilleure définition de l’épanouissement personnel. C’est un vecteur qui combine aisément avec le management. Car comme tout manager qui se respecte, il y a aussi une vraie énergie dégagée dans la transmission de cette passion. C’est elle aussi qui foudroie les beaux parleurs et écarte de sa trajectoire les usurpateurs. La passion finit toujours par donner raison dans le combat que nous menons chaque jour pour croire à nos propres convictions. Fini aussi les belles paroles : la passion donne l’audace de prouver par les chiffres ses compétences. Elle est l’essence de ceux concernés par leurs résultats et leur réussite. Les vraies savent.

Aimer ce qu’on fait, que ce soit par volonté, par pragmatisme, par devoir, constitue les fondamentaux de la réussite et de l’épanouissement personnelle. Même à 27 ans, j’ai la pertinence de croire en cela. J’espère ne pas me tromper.

Cette passion c’est la mienne, la vôtre peut-être, et à travers de blog j’essaie de vous la transmettre. Combien de jeunes ai-je initiés à la passion du secteur et combien s’y sont jetés à corps perdu ? Je l’ignore… Mais nombreux sont ceux qui me témoignent de leur sympathie à l’égard de ce blog, d’ailleurs bien plus qu’un simple journal personnel comme il est souvent défini.

Ce blog c’est un peu une partie de toutes mes passions : le web, l’entreprenariat, l’écriture, le journalisme, le marketing, les nouvelles technologies, les questions sociologies & écologiques, autant de passions qui ne sont pas toujours lisibles à travers les nombreux articles que vous proposent.

J’en profite pour annoncer les 3 ans du blog. Un anniversaire comme une fierté car rares sont ceux qui y mettent autant d’assiduité. 3 ans de rédaction. 3 ans de partages. 3 ans d’échanges. 3 ans d’expériences en plus. 3 ans de découvertes, de surprises. 

3 ans de passion. 


Merci.