samedi 24 janvier 2015

Les jeunes bouderaient-ils l’entreprise ?




C’est une déferlante qui devrait atteindre les entreprises de demain. Pire ! Un cataclysme. Cet évènement, initié par les jeunes, en d’autres termes la génération Z, risque de casser les codes de l’entreprise, qui jusque-là avait réussi à contrecarrer la génération Y.

On s’en souvient. La génération Y faisait craindre leurs aînés. Réputé insouciant engagé ou comme refusant la hiérarchie, cette dernière s’est rangée parmi les actifs. La génération Z, elle, - née donc après 1995 - se contente pour le moment d’un simple stage de 3ème comme expérience professionnelle, mais selon une enquête, le constat dressé par cette génération est rude. Par ordre croissant de termes cités, cette génération qualifie l’entreprise de « dur, compliqué, difficile, impitoyable, ennuyant, triste et hostile ». De quoi donner des poussés d’urticaires à nos patrons et quelques sueurs froides aux managers.

Un détournement qui existe mais qui en définitive n’est pas total. À l’instar de la génération Y, les entreprises avaient adapté leur management en intégrant davantage d’autonomie et de responsabilité. Pour la génération Z, les besoins obligeront encore les entreprises à s’adapter. Ces « jeunes » veulent s’amuser, refusent l’ennui, de la confiance, de l’écoute, et croient en l’entreprise comme un lieu d’épanouissement individuel et collectif.

Le désir d’entreprendre et créer leur propre emploi est également très fort aussi de cette génération. Rejoindre une start-up et monter un projet un de A à Z au péril de ne pas se dégager de salaire ne les effraye guère. Pour une génération qui place l’école au même niveau d’un tuto YouTube ou un Mooc, il n’y a rien d’étonnant que ceux-ci cherchent à voler de leurs propres ailes.

Et la grande distribution alors ? Le secteur ne devrait pas être en reste. L’univers impitoyable des rayons de la grande distribution devrait difficile retenir ces jeunes en quête d’autonomie et d’indépendance. Alors que la créativité et l’impatience les caractérisent, il est fort à parier que ces derniers se détourneront du cadre parfois très rigide qu’impose le rythme de ce secteur d’activité.


samedi 17 janvier 2015

Vers la fin du management l’ancienne ?




Le monde du travail connaît une véritable transformation. De nouveaux secteurs émergent alors que d’autres tentent encore de sauver les meubles. Les nouveaux vecteurs de croissance pour l’économie sont ailleurs. Un virage inédit est sur le point d’être abordé en France sans qu’on s’en aperçoive, au moins de mettre sérieusement en péril le management dit à l’ancienne, cher à nos aînés.

Et qui dit transformation dit aussi mutations sociétales. Le salarié de demain a désormais les traits du monde qui l’entoure : mondialisation, mutations technologiques, changement démographique, les entreprises connaissent aujourd’hui de nouveaux besoins. Et qui dit donc transformation, dit également nouvelles pratiques de travail. Or, nos dirigeants sont encore peu enclin à ces nouvelles orientations de flexibilité. Les entreprises peinent en effet à se renouveler et à croire aux pratiques de demain : le home office se développe, le freelance se démocratise. Les rigides pratiques ancestrales donneraient des couleurs à Cro-Magnon. Le management se doit dès lors de se renouveler. 

Ainsi, reconnaissez que le management à l’ancienne a pris une claque avec les avancées technologiques. Mais changer pour aller vers où ? C’est toute la question. Car si les salariés sont demandeurs de davantage d’autonomie et de liberté, les managers ne sont pas encore prêts à abandonner leurs rôles de contrôle. Pourtant, ce dernier devra s’en détacher pour obtenir l’adhésion et l’implication de leurs équipes.

L’expertise métier aura un rôle important dans la réalisation des objectifs. Si le salarié accepte davantage de liberté, la tare serait toutefois de l’isoler. Comme dit précédemment, le manager de demain devra donc abandonner son costume de superviseur pour troquer celui de consultant interne, une manière de valoriser les connaissances de ceux qui vivent sur le terrain.

Aussi, à la différence peut-être de nos aînés, l’équilibre vie privé/vie professionnelle ne se dissocieront pas aussi aisément qu’aujourd’hui. Le travail sera inscrit dans notre quotidien. Avec le développement du Home office, chaque salarié sera investi d’une mission ou d’un résultat qu’il accomplira au gré de son organisation. Les heures sont enterrées. Une manière en somme de rémunérer à juste titre les compétences, plutôt que la simple présence sur un lieu de travail.

Exit également le contrôle exacerbé. La confiance sera le ciment de toute relation professionnelle. Avec des générations qui remettent en cause le système hiérarchique des entreprises, les organigrammes devraient aussi finir aux oubliettes, ou du moins ils seront largement simplifiés et allégés. Toutefois, cela n’empêche l’appui du haut. Comprenez, l’engagement de nos patrons, de leurs directions seront primordiales pour attiser l’équilibre et la motivation de tout un chacun.

Évidemment, le futur du travail s’amorce à peine. Les applications sont encore peu nombreuses mais des solutions existent. Dans un futur où chacun sera dispersé, la communication sera d’ores-et-déjà essentielle au bon déroulement des missions. Dans un monde où se rencontrer physiquement sera peut-être devenu un luxe, l’internet 3.0. reliera le monde. À l’instar d’un web 2.0. où l’Homme créait l’interactivité , le 3.0. inversera lui les rôles et fera des Hommes sa première source d’information.

Alors à quoi ressemblera le management de demain ? Avec des salariés plus autonome, plus indépendant, plus à l’aise sur le plan de l’image et de la communication, le management tel qu’on le connaît aujourd’hui risque fort d’évoluer. 


dimanche 11 janvier 2015

Les compétences de demain




Le monde change, et nécessairement les compétences de chaque salarié doivent suivre pour accompagner ces évolutions. Voici une liste non exhaustive des compétences qu’il faudra détenir au 21ème siècle.

Leadership 
C’est LA compétence que beaucoup de managers cherchent à avoir. Le leadership de demain devra avoir la capacité à fédérer une équipe autour d’un intérêt collectif, et d’être à la tête d’un projet. Si le management participatif s’est rapidement propagé, le manager de demain saura aussi s’imposer comme un leader d’idées pour mettre en place ce qu’il jugera bon pour le centre de profit dont il aura la charge.

La pensée critique
Avoir sa propre opinion n’est pas toujours aussi simple. Se l’approprier et à la faire entendre auprès des autres est également une toute autre affaire. Avoir la pensée critique représente en somme la capacité à assimiler les décisions qui sont prises et à les comprendre. La pensée critique requiert à un fort esprit entreprenarial et de solides convictions.

Communication
Les nouvelles technologies ont changé la manière de communiquer : mail, réseaux sociaux public ou privé pour ne citer qu’eux. C’est la raison pour laquelle la maîtrise de tous les outils de communication sera indispensable pour se fondre dans le paysage de l’entreprise. Quiconque sera amené un jour à en maîtriser les fondements et les codes de ce nouvel exercice de communication qui nous attend tous.

Adaptabilité
Les imprévues gouvernent notre quotidien. Le commerce en particulier en recèle et on en recense par dizaines chaque jour. Le métier de manager d’un centre de profit consiste souvent à colmater les brèches, et à prendre des décisions pour solutionner chaque aléa du quotidien. C’est pourquoi une forte capacité à s’adapter et à prendre des décisions rapidement sera très apprécié des entreprises. Aujourd’hui il faut agir vite et bien.

Productivité
Dire que la productivité n’est pas un mal moderne serait un leurre. En France particulièrement, et dans le commerce évidemment, elle est un sujet de discussion récurrent dans les entreprises. La productivité devient nécessaire. Être capable demain de la piloter à travers la gestion de l’humain et de plusieurs indicateurs sera une force à qui saura trouver solution à l’équation (je reviendrai là-dessus dans un prochain article).

Entreprenariat
« Nous sommes tous des entrepreneurs ». Et si certains d’entre vous en doutent, cette notion est essentielle pour appréhender la suite de votre carrière. Tous les métiers de demain mèneront à être des entrepreneurs. Être entrepreneur signifie regrouper plusieurs qualités : être fort, opportuniste, humilité, sagesse, audacieux, capacité à prendre de la hauteur dans l’espace et dans le temps, entre autres. L’évolution du management et l’arrivée des nouvelles générations conduiront les salariés à agir pour l’entreprise d’une part, et pour eux-mêmes d’autres part.



lundi 5 janvier 2015

Quelle fratricide aventure !




Quelle fratricide aventure que le quotidien d’un manager. D’une démence absolue. Une relative folie. Poings et pieds liés face aux désirs de l’humain. Coupable d’en être la clé. Celle de leur parcours, de leurs envies, de leurs désirs. Conscient de détenir plusieurs rôles à la fois.

Quelle intrépide contrée que les rayons de la distribution. Le bon produit, encore faut-il qu’il corresponde au souhait de vos clients ; au bon moment ou presque si les imprévues n’ont pas décidé de faire des leurs ; et au bon endroit, si et seulement s’il n’y aurait pas meilleure place. La réussite du manager est régie par les mêmes codes : les bonnes compétences, dans le bon contexte, dans l’entreprise qui croit en vous. Quelle audacieuse énergie faut-il pour conquérir tout ça. 

Coupable comme piégé devant l’adversité, le manager d’aujourd’hui doit savoir faire face à toutes velléités. Les responsabilités pèsent tant qu’il devient nécessaire de prendre parfois du recul. De prendre le temps des décisions. Le temps de s’assagir.

Les préoccupations acquiescent dans un tumulte grandissant. Le quotidien reste prenant, quasi stimulant. La journée d’un manager s’apparente pour certains à une drogue douce, une aiguille plantée dans les veines. On a le virus du commerce.

Elle est irrésistible cette envie de bouger les lignes, de bousculer les codes et d’agrandir sa fenêtre de tir. Il faut constamment viser sa cible. Jeune, l’ascension se fait en flèche et se doit d’être infatigable. C’est une secousse permanente, un embrigadement personnel. Et quelle intrigante péripétie que d’arpenter les obstacles et de croire qu’on va y arriver.