lundi 1 septembre 2014

Vers la fin des pages Facebook ?




Vous me connaissez sensible aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies en général, et la relation qu’entreprend la grande distribution avec ces derniers n’échappe pas à ma curiosité.

Il y a 4-5 ans, Facebook écrasait tout sur son passage. Le réseau social était l’outil incontournable pour chacun d’entre nous appartenant à la génération Y. Mais aujourd’hui tout a changé. Facebook a perdu de son prestige et est même devenu l’ennemi des marques, des entreprises et des communitys managers. Nombre d’entreprises ont d’ailleurs perdu foi et n’y voient plus aucun intérêt. En voici les principales raisons : 

Un réseau devenu obsolète
S’inscrire est effectivement devenu trop tard ! L’acquisition de fans est devenu un enjeu financier, plutôt qu’un vrai processus de fidélisation. Les barrières mises en place par Mark Zuckerberg entament le moral des entrepreneurs qui émettent des doutes quant au retour sur investissement.

Une visibilité en chute libre
Autre donnée, la portée des publications s’érode à mesure des calculs mis en place par le Reach organic de Facebook. La portée a en effet été divisé par deux en l’espace d’un an. En moyenne, seul 6% des fans sont touché par une publication. Trop peu. Sans investissement il est aujourd’hui impossible d’exister sur le réseau social.

Les pages Facebook entreprises ne fédèrent plus
Depuis quelque temps, le réseau social cache une face sociétale. Les likes apparaissent sous forme de conviction personnelle. Facebook - et Twitter également - devient une arme pour déverser leurs opinions.

À double tranchant 
Malgré l’énorme potentiel qu’on lui prête, le réseau peut se révéler dangereux. S’il faut 20 ans pour construire une réputation, il en faut pas moins de cinq minutes pour la détruire, dixit Warren Buffett. Les murs Facebook sont en effet devenu de véritables tableaux noirs sur lesquels les internautes n’hésitent pas à afficher leur indignation ou leur colère. Comme dit précédemment, Facebook possède sa face cachée, et celle-ci peut s’avérer douloureuse si la communication est mal maîtrisée.

2014 : l’année du déclin de Facebook
Malgré les apparences, Facebook est en proie aux doutes. Le réseau social n’attire plus. Le caractère trop « grand public », moins intimiste, a fait fuir la cible la plus active sur le web : les adolescents. Ces derniers préférant dès lors se réfugier derrière les Snapchat, ou autre Yo!. Retrouvez également mes autres articles traitant du sujet Facebook




Les managers dans les talons




J’ignore ce qu’il y a de plus difficile à gérer dans le quotidien professionnel : est-ce la difficulté de ne pas être reconnu à sa juste valeur, ou celle d’en avoir sous le pied et d’être dans l’impossibilité de pouvoir l’exprimer ?

Si la première interrogation est le lot de nombreux jeunes actifs qui peinent à faire leurs preuves malgré des diplômes et un dynamisme affiché, la seconde relève d’une hiérarchie ne sachant manager profil plus compétent - ou plus charismatique - qu’eux, mettant en péril leur leadership. 

Taylor l’a affirmé, la reconnaissance est essentielle à chaque individu pour s’épanouir pleinement. Se sentir reconnu c’est recueillir le fruit de ses efforts et confirmer le potentiel que vous avez laissé entrevoir tout au long des missions qu’on vous a confiées. Se sentir reconnu n’a toutefois pas nécessairement d’incidence financière comme le laisse présager les clichés. En vérité, seule la confirmation de vos succès prend du sens. Enrichir son parcours personnel suffit comme valeur.

Être managé, même en étant Manager, s’avère essentiel tant sur le plan du savoir-être que des compétences à développer. Savoir être guidé par un Homme de qualité - un mentor - doté d’une expertise métier constitue en effet un rouage important à la progression personnelle. Les entreprises l’ont oublié. Absence de suivi, manque de considération, la maladresse est de mise. Les managers s’en détournent et mettent pour ainsi dire l’entreprise en péril.

Être managé par une hiérarchie ne sachant ou comment vous guider compose une pièce de puzzle difficile à élucider. Une période en soi compliqué à traverser. À l’inverse de se sentir reconnu, se sentir sous-estimé a des conséquences plus graves pour l’entreprise. Côté gestion, le professionnalisme ne s’improvise pas. S’il est aisé de succéder à moins compétent que soi, la difficulté s’amplifie quand il s’agit de remplacer quelqu’un qui sait siphonner le potentiel d’un rayon. Côté humain, les dégâts sont considérables. Succéder à un manager compétent provoque des tremblements que n’importe quel rayon aura toute la peine du monde à s’en remettre. S’il s’agit un leader, mieux vaut chercher à le conserver au risque d’un turnover et d’une fuite de bons éléments. À bon entendeur.

Y’a-t-il un contraire au principe de Peter ? Celui d’avoir la conviction ou les compétences que la hiérarchie ne détiendrait pas ? Entre professionnels, il est fréquent d’installer une relation fondée sur l’ambiguïté et sur l’incompréhension. Tout cela pour échapper à une spirale… Cela consomme de l’énergie encéphale alors qu’elle pourrait être économisée et se rendre plus utile à d’autres priorités. L’intérêt personnel passe avant l’intérêt de l’entreprise. C’est bien connu.

Bref. On ne peut diriger le vent, mais on peut apprendre à ajuster ses voiles. La gestion de carrière ne s’improvise à personne. La vie d’un manager impose de se soucier de son équipe, mais elle exige également de gérer ses relations hiérarchiques. L’épanouissement professionnel et la reconnaissance sont en jeu. Il convient dès lors de naviguer entre deux eaux, et tenter le plus rapidement possible de regagner les sommets qui vous sont promis.

En somme, les bons managers sont instables, imprévisibles, et leurs pouvoirs ne sont pas suffisamment connues des entreprises tant ils sont rares et tant on leur en demande de plus en plus. Je crois que dans une carrière il n’y a rien de plus inhibant que d’être un professionnel non reconnu par une hiérarchie qui dicte la marche à suivre en talons…!

mardi 26 août 2014

Grande distribution cherche commerciaux




S’il est un métier qui ne connaît pas la crise de l’emploi c’est bien celui des commerciaux. Chaque année ce ne sont pas moins de 60000 postes - tous secteurs confondus - qui seraient à pourvoir. Il suffit de jeter un oeil aux offres d’emploi sur les sites d’enseignes pour en juger. Mais si la demande est là, l’offre se fait attendre… En effet, ce que l’histoire ne dit pas, ce sont les difficultés qu’ont ces dernières à satisfaire leurs besoins. Plusieurs hypothèses sont possibles.

Les entreprises sont exigeantes.
Contexte de crise oblige, les attentes sont élevées au sein des cellules de recrutement, et ce n’est plus UN candidat lambda qu’elles recherchent mais LE candidat. À cela s’ajoute une autre variable : la plupart des entreprises acceptent de recruter leur perle rare mais mais à l’unique condition qu’il accepte d’être payé en-dessous de sa valeur. Au pire, certaines préfèrent ne pas embaucher.

La personnalité d’abord
Évidemment, les diplômes ne suffisent plus. Au profil, de nombreuses qualités sont attendues : autonomie, ambitieux, force de conviction, connaissance produits, créativité, réactivité, opportuniste. La liste est longue pour satisfaire leurs besoins. Cette manière de fonctionner s’avère contradictoire. Elles recherchent activement de tel profil, mais refusent de former de futurs potentiels.

Métier en constante évolution
L’adaptabilité est également une qualité attendue. Face à un monde qui change et à ses nombreuses évolutions technologiques, il est essentiel de détenir des profils aguerris capables de s’adapter à un nouveau logiciel, à de nouvelles pratiques. Des gains en formation sont en jeu. Une aubaine donc pour la génération Y pour qui les NTIC - et leurs évolutions - appartiennent à leur quotidien.

Des contraintes et des prétentions salariales.
Aux nombreuses contraintes et idées reçues sur le métier, s’ajoute aussi l’exigence des candidats. Leur diplôme leur laisse souvent le choix du secteur dans lequel ils souhaitent évoluer. Si certains cochent le métier de commercial à leur liste de souhait, il n’accepte d’y entrer à l’unique condition que les entreprises y mettent les moyens.

Des formations moins professionnalisantes
La formation professionnelle a aussi sa part de responsabilité. Moins professionnalisante, moins alerte, ou encore moins orienté terrain, les écoles forment sur la théorie là où pourtant l’expérience terrain et la pratique apportent sont reine. L’alternance est le choix de nombreuses entreprises mais combien de profils formés acceptent d’y rester pour y faire leur arme ?


vendredi 15 août 2014

 « La grande distribution ne crée plus d’emploi, elle remplace. »




Je l’ai souvent dit à travers ce blog : la grande distribution reste réservée aux passionnés qui sont prêts à outrepasser les contraintes inhérentes au secteur pour assouvir leur soif de commerce. Avec le temps toutefois, celle-ci s’effrite et oblige constamment les entreprises à revoir leur organisation. 

Dans un secteur où le turnover fait partie du quotidien des entreprises, moyennant 15 à 20% selon les enseignes, les opportunités sont nombreuses. Ainsi, que ce soit en interne ou en externe, les postes se libèrent allègrement au fur et à mesure des essoufflements des salariés - usés. Des salariés plus jeunes, fraichement diplômés, les remplacent - numériquement - sans transmission d’expériences.

Dans un contexte où les candidatures peinent à s’empiler sur le bureau des recruteurs, nombreuses sont les enseignes à privilégier les promotions internes. Des promotions aussi bien que possibles évidemment, car les bons profils aux potentiels évident n’échappent pas au turnover et surtout s’échappent bien avant qu’on les rattrape en plein vol pour les faire évoluer. D’où l’importance de détecter ceux qui représentent le futur et de mettre les moyens - pas uniquement financier d’ailleurs - pour les retenir. 

Toutefois, peine perdue, l’interne ne suffit plus. L’externe est bien souvent la solution la plus redoutée. Car sur le lot de candidats, il n’est pas certain de trouver le candidat idéal, et si par chance c’est le cas, faut-il encore en avoir les moyens pour le faire signer. Certaines entreprises attendent des candidats investis mais redoutent souvent de payer le prix fort. Ai-je tort ?

Recruter coûte cher. Et laisser filer des salariés compétents coûte tout autant.  Aujourd’hui, si les agrandissements de magasins ou la création de Drives créent de l’emploi, cela représente toutefois une manne relativement réduite. En définitive, la grande distribution se contente de remplacer des emplois alors qu’il pourrait être plus aisé de les conserver. À bon entendeur.