jeudi 23 octobre 2014

Le monde du travail face aux changements



Ça n’échappera évidemment à personne, le monde du travail change. Les besoins des salariés ont beaucoup évolué, passant aujourd’hui à un désir d’être autonome, plus libre, voire pleinement indépendant. Parallèlement, le monde de l’entreprise change aussi. Les pratiques du passé sont critiquées et détournées par les salariés, créant en interne des conflits et une contre-productivité.

Face notamment à l’arrivée de la génération Y qui bouscule les codes en entreprise, le management, ainsi que la structure hiérarchique doivent être refondées. Autrefois directif, le management d’aujourd’hui se veut davantage basé sur la participation. Les informations désormais ne circulent plus du bas vers le haut, mais aussi de gauche à droite. Chaque salarié doit se sentir investit d’une mission. 

En 4 points, voici les transformations auxquelles les entreprises doivent s’atteler pour un monde de l’entreprise plus sain :

Une confiance mutuelle :

En amour comme au travail, la confiance doit être le ciment de toutes relations. Que le salarié soit fraîchement recruté ou fidèle depuis des années à l’entreprise, la mission confiée au manager est strictement la même. Donner confiance c’est conférer une liberté de mouvement susceptible d’être moteur pour le salarié.

Exit également le simple contrôle, si obsolète. En grande distribution, nombre de patrons pensent encore qu’il faut faire acte de présence sur le lieu de travail pour exprimer son implication. Une idée reçue encore bien ancrée en grande distribution. Si tous les patrons accordaient plus de liberté et consentiraient à moins de contrôle, la motivation et la productivité des salariés décupleraient.

La forme vaut aussi bien que le fond :

L’entreprise d’aujourd’hui se fonde sur des résultats. Ce n’est pas tant les moyens mis en oeuvre, encore moins l’huile de coude nécessaire ou la quantité de sueur écoulée qui comptent, mais bien la réalisation de l’objectif fixé. Toutefois, se baser uniquement sur le fond (les chiffres) et non pas sur la forme (qualité service client, confort, image, cohésion d’équipe…) peut s’avérer source de démotivation. La forme constitue autant de plus-value pour l’entreprise. Ainsi, le seul critère de la performance ne doit pas dicter les relations employeurs-employés.

L'intérêt collectif au service de chacun :

La réussite d’un manager ou d’un employé dépend également de son implication pour la performance du magasin. Un salarié cantonné dans une simple fonction se sentira isolé et peu concerné par la réussite de l’entreprise. C’est pourquoi, il est important que les directions d’entreprises sachent fédérer leurs équipes autour d’un but commun.

Une direction exemplaire :

Dire et contrôler c’est bien, mais pas suffisant. Faire, montrer, donner un sens, apporter une expertise c’est mieux. Donner l’exemple, même quand on est en haut de la hiérarchie est essentiel. Le pouvoir du leadership s’avère être un facteur crucial dans l’implication des salariés. Des managers absents ou une direction absente n’améliorent en rien les conditions des salariés d’une entreprise. 

jeudi 16 octobre 2014

Une révolution pas si lointaine que ça #4



Elle est là, déjà presque programmée. L’hypothèse de la fin du e-commerce d’ici 10 ans est possible, probable, pour certains professionnels de la grande distribution ou d’ailleurs. Mais plus qu’une simple disparition, c’est surtout une naissance qui nous attend : celle d’un commerce nouveau, d’un commerce connecté. Le commerce de demain est proche. Une révolution nous attend. 

Aujourd’hui, dernier volet de la série. Celle-ci évoque les mutations technologiques qui nous attendent et nous expliquent en quoi le e-commerce laissera place à un commerce nouveau.

Et demain ? La révolution !

En dehors des mutations démographiques qui risquent fort de chambouler notre façon de voir le monde, il est tout un domaine où l’optimisme est roi : les nouvelles technologies. Que sera le monde dans 5 ans ? Dans 10 ou 20 ans ?

État des lieux : 
  • Internet aura probablement assis sa place de poumon technologique. Il succèdera à l’agriculture et à l’industrie. 
  • Le mobile remplacera l’internet fixe. Acheter demain n’aura aucune limite. Les distances n’existeront plus. Les frontières effacées. 
  • La réalité augmentée aura fait son nid. 
  • Les Google glass et les montres connectés équiperont les populations. La vie privée aura rendu l’âme. 
  • En matière de fidélisation, les cartes de fidélités circuleront par les ondes wifi ou 4G. 
  • Le smartphone rendra les achats plus intuitifs et plus faciles. 
  • Les vitrines communiqueront avec les mobiles. 
  • Le T-commerce s’installera dans les salons. Les TV seront demain un nouveau canal pour faire ses achats.
Si le 2.0. a bouleversé nos vies, le 3.0. s’inscrira jusqu’au dans nos gênes.

Les objets connectés
Elle sera là, LA révolution. Si elle existe déjà mais pas encore à l’échelle de 9 milliards d’individus, la technologie simplifiera notre quotidien. Demain tout communiquera. On appelle ça le « machine to machine ». Dès lors les barrières entre le réel et le virtuel tomberont pour laisser place à un vaste réseau de communication dont l’Homme s’en détachera. Des solutions intelligentes faciliteront ainsi l’aide à la prise de décision : plus besoin de vérifier son niveau d’huile dans sa voiture, nul besoin de vérifier si une plante a besoin d’être arrosé. À l’échelle de la consommation, on peut imaginer des propositions d’achats en fonction de là où on se situe dans un magasin, des conseils audibles via nos lunettes connectées…

Des points de vente réinventés
Bien plus que des lieux de vente, les magasins de demain seront d’abord des lieux de vie ou se mêleront apprentissage, découverte, tests, relations et rapports humains. Ce seront en quelque sorte les sites vitrines de demain, les images de marques d’une enseigne. Ces points de vente nouvelle générations devront renforcer la confiance pour les achats sur internet. Il ne sera d’ailleurs pas étonnant de voir les gens faire leurs courses sur leurs téléphones au sein d’un magasin physique.

Le cas ibutterfly
Il s’agit peut-être de l’application de demain. Cette application japonaise de réalité augmentée permet de « capturer » des bons de réductions (sous forme de papillons) avec son smartphone. Si l’idée semble un brun presque poétique, elle augure les ressources inimaginables que détient le web et ses créateurs.

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Alors évidemment, le e-commerce ne va pas disparaître. Mais la symbiose entre le physique et le virtuel sera si forte que la distinction n’apparaîtra plus comme une évidence. Et elle est là, LA révolution ! Le web sera devenu une nécessité pour les achats. Le commerce de demain sera un mélange astucieux des qualités qui ont fait la réussite du e-commerce (gain de temps, recherche d’informations, recommandations, facilité d’achat) et celle qui fait encore le succès du commerce traditionnel (proximité, contact humain, conseil, expérience d’achat, achat immédiat).
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lundi 13 octobre 2014

Une révolution pas si lointaine que ça #3




Elle est là, déjà presque programmée. L’hypothèse de la fin du e-commerce d’ici 10 ans est possible, probable, pour certains professionnels de la grande distribution ou d’ailleurs. Mais plus qu’une simple disparition, c’est surtout une naissance qui nous attend : celle d’un commerce nouveau, d’un commerce connecté. Le commerce de demain est proche. Une révolution nous attend. 

Aujourd’hui, troisième volet de la série qui évoque le changement de comportement du consommateur depuis l’avènement du e-commerce.

Du consommateur au conso-acteur

Si le e-commerce a redessiné les contours d’une grande distribution vieillissante, il a aussi modifié le comportement du consommateur. Et s’il est bien un vecteur devenu incontournable dans la société de consommation actuelle, c’est la liberté de choix. Le comportement des clients a effectivement changé. Nous sommes entré dans une ère où chaque profil de consommateurs est segmenté et où chacun possède sa propre identité consumériste. Les nouvelles technologies y sont pour quelque chose.

La consommation d’avant e-commerce était clairement délimitée. Le Web a réduit les distances, jusqu’à permettre aux consommateurs d’acheter au bout du monde. Plus volatil aussi, le processus d’achat du consommateur s’est complexifié : le client aujourd’hui se renseigne, évalue, repère, déniche, s’informe, compare, consulte, voit, choisi, et enfin achète. Pour preuve, plus de 80% des consommateurs français qui ont acheté en magasin se renseignent au préalable sur la toile.

Le discours déployé par les enseignes a réduit la consommation au simple niveau du prix. Le vecteur prix a pris une toute autre mesure depuis que toutes s’essaient à la comparaison. Tout pour le prix tel pourrait être leur credo. Dès lors le consommateur compare sans cesse, pour dénicher les meilleures affaires. Le pouvoir d’achat en berne n’arrange évidemment pas les choses.

Le consommateur est aussi devenu acteur dans la consommation de par le rôle qu’il joue. Désormais l’acte d’achat ne s’arrête plus dès lors qu’il faut retirer sa carte bancaire du boîtier. Il se poursuit sur le net. Le consommateur d’aujourd’hui est donc devenu influent. Un avis par ci, une note par là, tour à tour le consommateur joue son rôle de juge. Il conseille aussi bien qu’il consulte. Les réseaux sociaux ont permis aux internautes de s’exprimer. Et ils ne s’en privent plus. Le numérique a fait d’eux des rois. Les forums, les blogs, les réseaux sociaux, pour ne citer qu’eux, donnent de la résonance aux achats des consommateurs. 

Gare aux clichés ! Le web a rapproché les gens. Les moeurs ont changé. Au-delà du simple changement de comportement sur la consommation, c’est toute une éthique qui est aussi chamboulée. Ainsi, les réseaux sociaux et le web en général, ont solidarisé l’ensemble des populations. Autrefois individualiste ou indépendant, l'individu d’aujourd’hui se veut plus collaboratif et communautariste. On s’identifie aisément à des groupes. Acheter relève aussi du sentiment d’appartenance. Un besoin d’échanges et de partage est né.

En résumé, le consommateur a profondément changé. Si autrefois il était invisible aux yeux des autres consommateurs, celui d’aujourd’hui a vu sa caisse de résonance amplifier, tant et si bien qu’il est devenu un support publicitaire sur qui les marques doivent compter.



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