dimanche 17 avril 2016

Témoignage de Thomas, 28 ans : "Je dirais que la mentalité est difficile à décrypter".

Aujourd’hui, un nouveau témoignage. Celui de Thomas qui a intégré le secteur il y a seulement un an. Il nous expose ses difficultés à se faire une place au sein de son magasin. 

Bonjour Thomas, on commence par les présentations.  

Bonjour. Thomas. 28 ans. Je suis un ancien de la restauration, secteur pour lequel j’ai travaillé 10 ans. Je bosse en grande distribution depuis un an. J’ai intégré ce secteur suite à un stage de découverte au restaurant du Leclerc. Ce stage découverte devait me permettre de découvrir un nouveau secteur d’activité. Suite à ce stage pleinement dans lequel j’ai pris mes marques, on m’a proposé un CDI pour travailler aux rayons fruits et légumes. Par les temps qui courent, un CDI ne peut pas se refuser ! 

Comment se passe ton intégration ? 

Pour commencer, les relations avec mon chef de secteur sont très bonnes. Ce qui me dérange pour le moment ce sont les horaires. Trop ennuyeuse et pas assez variées. Je travaille la plupart du temps de 10h à 17h. Rarement je travaille de 5h à 11h ou 13h. Ce sont les horaires les plus difficiles pour ce rayon. Je suis souvent seul pour effectuer toutes les tâches : de la mise en rayon et rangement de la réserve principalement. La promesse d’un binôme se fait attendre. 

Les questions d’effectifs sont des questions régulières et typiques de la grande distribution, malheureusement. C’est une réalité à laquelle on est souvent confronté en grande distribution. Avec le recul, comment analyses-tu ce secteur ? 

Je dirais que la mentalité est difficile à décrypter. La pression du chiffre rend les managers lunatiques : tantôt ils sont sur les nerfs, tantôt ils sont cool. Pour ma part, je suis très patient et très observateur. C’est important à mon sens. Je dirais aussi que les journées sont difficiles pour les salariés. Les journées sont monotones, sensiblement les mêmes, surtout pour les employés. La difficulté c’est surtout de varier les tâches : en plus de la mise en rayon ou du rangement de réserve, elles s’accompagnent du façing, quand c’est possible, ou de la pose d’affiches. Un an après, je pense que ce job n’est pas fait pour moi. 

Tu sembles manquer de confiance… ou plutôt de reconnaissance, non ? 

Oui c’est vrai. C’est surtout une difficulté d’intégration et une incapacité à prendre mes marques. C’est certainement une question managériale. Pourtant, j’ai une relation étroite avec la clientèle. Ils se créent une relation avec les habitués. Pour l’instant encore, je me nourris de ce rapport avec cette clientèle pour me battre avec mes armes et ne pas renoncer à continuer ce travail.  

Pour finir, as-tu une anecdote à nous raconter ? 

J’ignore si on peut parler d’anecdote, mais je dis souvent que la grande distribution est un métier pour les gens qui n’ont pas d’enfants. Ce n’est pas l’avis de tous, mais je suis persuadé que beaucoup de salariés pensent la même que moi. 

Merci à toi, Thomas. La grande distribution reste un secteur difficile auquel il faut savoir s’accrocher. Bonne continuation et surtout bon courage. 


vendredi 1 avril 2016

L'Homme qui a inventé le gerbeur est mort dans son vomi

Ce matin, au siège de l’hôpital de Dublin. La presse s’est déplacé en nombre pour assister à la conférence de presse. Si les rumeurs couraient déjà sur les réseaux sociaux, le docteur John Smith, a confimé la triste nouvelle : l’inventeur du gerbeur, Timothy Fenwick, est mort dans son vomi. Les circonstances de son décès sont dramatiques. Reportage.

Il n’aura fallu que quelques minutes pour que la nouvelle parcourt la toile. Twitter était hier soir en effervescence. À 21h04 précise, la femme de Timothy, Rose Fenwick, tenait un tweet énigmatique qui a envahi le web en quelques minutes. 



Ces quelques mots ont donc suffi pour répandre la rumeur et propager une nouvelle qui émeut le monde de la grande distribution. Les internautes, eux, n’ont pas tardé à lui rendre hommage. Des photos de gerbeurs et de transpalettes ont largement envahi les réseaux sociaux.

vendredi 18 mars 2016

Les métiers traditionnels : la bouche grande ouverte ?

C’est une question habituelle, presque épidermique pour les responsables RH de la grande distribution : comment attirer dans leur maille des jeunes pour les métiers de bouche ?

Car ce n’est un secret pour personne appartenant à ce secteur : si le recrutement des jeunes en grande distribution remporte la palme du parcours du combattant, celui des métiers traditionnels relève du parcours à la solution insolvable. C’est un fait, les enseignes rencontrent des difficultés à recruter des profils qualifiés et motivés dans les métiers de bouche. Alors qu’en parallèle la grande distribution tente malgré elle à redorer son blason d’employeur, ces métiers souffrent d’ores et déjà d’une mauvaise image liée aux contraintes métiers : peu valorisant pour certains, trop de contraintes pour d’autres, le métier n’attire pas.

samedi 12 mars 2016

[Témoignage] Yohanna, 30 ans, (re-)convertie à la grande distribution

Bonjour Yohanna ! On commence par les présentations. Parcours, âge, fonction, enseigne ? :)


J’ai 30 ans et suis Manager PGC + Non Alimentaire dans un Supermarché Match depuis 3 ans. J’occupe ce poste depuis la reprise tardive de mes études grâce à un congé individuel de formation en BTS MUC, que j’ai obtenu. Aujourd’hui la Grande Distribution « dévore » ma vie. Par le passé, j’ai été conseillère durant 8 ans pour un grand groupe audiovisuel, pour les télécommunications, dans lequel j’étais hôtesse d’accueil et de caisse ou encore technicienne SAV. La palette est large !