jeudi 11 septembre 2014

Un mariage en Grande Distribution




La nouvelle vient de tomber, dixit le compte Twitter @LaCooperativeU : un nouveau mariage entre enseignes nationales vient d’avoir lieu cette après-midi. Il concerne Auchan et Système U et donne naissance à un nouveau poids lourd des achats en France.

Auchan et Système U, respectivement 5ème et 6ème enseignes nationales viennent donc de se dire OUI ! L’accord porte sur les achats. Une coopération qui ne concernera toutefois uniquement que les marques nationales et internationales. Les produits frais sont exclus de cette alliance. Ce néo-duo forme donc une toute nouvelle puissance dans le paysage de la distribution puisque, part de marché cumulée, l’alliance dépasse avec 21,5% les leaders actuels du marché : Carrefour en détient 20,4%, E.Leclerc 19,9%. 

Notez que si cet accord n’influe en rien sur les politiques commerciales de chacune, il ne faut pas moins rappeler que ces dernières partagent toutefois des valeurs quasi identiques : celle d’un commerce responsable.. C’est en tout cas le branle-bas dicté par ces dernières. Bref.

Cette alliance intervient dans contexte accrue de guerre des prix, tant décriée par les 2 enseignes. L’objectif paraît évident : dans un contexte difficile, il s’agit de préparer 2015 pour être le plus compétitif possible, et surtout, surtout, éviter de se faire distancer par les leaders. Cette alliance pourrait également fragiliser l’enseigne E.Leclerc, qui a d’autant plus quitté la centrale Européenne Coopernic l’année passée - Système U l’ayant immédiatement remplacé sous l’alliance CORE au printemps dernier…

Les négociations commencent dès le mois prochain jusqu’en Février, et la puissance d’achat s’élève à 42 milliards d’euros. Cette nouvelle pourrait bousculer la hiérarchie au sein des enseignes. Reste à voir désormais si le consommateur y trouvera son compte. 2015 nous dira si le mariage a bel et bien été consommé.


mardi 9 septembre 2014

4 mois intense de commerce, et puis...




C’est le boom ! Tel pourrons-nous qualifier les quatre mois de commerce qui nous attendent. Sous fond de promos agressives, d’évènements incontournables, de guerre des prix, de négociations… la tension monte en cette fin d’année, et celle de 2015 est déjà dans le viseur.

Ça n’aura manqué à personne - ou presque - les enseignes ont mis le paquet en cette rentrée. Les offres promotionnelles pullulent. D’ailleurs ces dernières inondent les boîtes aux lettres des consommateurs et noient ces derniers dans un surplus d’information. Il n’est d’ailleurs plus rare d’avoir 3 prospectus en cours sur UNE SEULE semaine. De plus, vous l’aurez remarqué, les tracts sont hyper-agressifs, toutes enseignes confondues. Une manière de créer du trafic d’une part, mais aussi de rappeler aux clients de la qualité du magasin qu’ils fréquentent.

Au-delà de l’offre promotionnelle, c’est aussi le marathon au sein des magasins. La rentrée des classes, elle, vient de quitter les rayons sous fond de crise de pouvoir d’achat. De quoi augurer de légères tensions pour l’évènement incontournable de la rentrée : la Foire aux Vins. Les magasins en tremblent. Quid de cette année ? Cette version 2014 s’annonce encore médiocre et s’annonce surtout sous le signe de la recherche aux bonnes affaires, des petits prix et du détournement des grands crus. Suivront ensuite quelques catalogues agressifs, les jouets, et les premiers tracts de fin d’année qui commenceront pour certaines enseignes mi-novembre. Comme l’année passée, il ne faudra pas s’attendre à des remises exceptionnelles les deux dernières semaines de l’année. Les clients soucieux de leur pouvoir d’achat devront anticiper et profiter des promotions en début de mois.

Novembre sera aussi le début des négociations. Si 2014 a été tendu, 2015 le sera tout autant, voire pire. À peine entamée, certaines marques sont déjà dans le viseur de certaines enseignes. 

Sur le terrain c’est évidemment le marathon. Il ne faut absolument pas manquer les rendez-vous cruciaux pour tenter de terminer l’année en beauté sous peine de voir son bilan d’année virer au négatif si ce n’est pas déjà le cas… À bon entendeur.



lundi 1 septembre 2014

Vers la fin des pages Facebook ?




Vous me connaissez sensible aux réseaux sociaux et aux nouvelles technologies en général, et la relation qu’entreprend la grande distribution avec ces derniers n’échappe pas à ma curiosité.

Il y a 4-5 ans, Facebook écrasait tout sur son passage. Le réseau social était l’outil incontournable pour chacun d’entre nous appartenant à la génération Y. Mais aujourd’hui tout a changé. Facebook a perdu de son prestige et est même devenu l’ennemi des marques, des entreprises et des communitys managers. Nombre d’entreprises ont d’ailleurs perdu foi et n’y voient plus aucun intérêt. En voici les principales raisons : 

Un réseau devenu obsolète
S’inscrire est effectivement devenu trop tard ! L’acquisition de fans est devenu un enjeu financier, plutôt qu’un vrai processus de fidélisation. Les barrières mises en place par Mark Zuckerberg entament le moral des entrepreneurs qui émettent des doutes quant au retour sur investissement.

Une visibilité en chute libre
Autre donnée, la portée des publications s’érode à mesure des calculs mis en place par le Reach organic de Facebook. La portée a en effet été divisé par deux en l’espace d’un an. En moyenne, seul 6% des fans sont touché par une publication. Trop peu. Sans investissement il est aujourd’hui impossible d’exister sur le réseau social.

Les pages Facebook entreprises ne fédèrent plus
Depuis quelque temps, le réseau social cache une face sociétale. Les likes apparaissent sous forme de conviction personnelle. Facebook - et Twitter également - devient une arme pour déverser leurs opinions.

À double tranchant 
Malgré l’énorme potentiel qu’on lui prête, le réseau peut se révéler dangereux. S’il faut 20 ans pour construire une réputation, il en faut pas moins de cinq minutes pour la détruire, dixit Warren Buffett. Les murs Facebook sont en effet devenu de véritables tableaux noirs sur lesquels les internautes n’hésitent pas à afficher leur indignation ou leur colère. Comme dit précédemment, Facebook possède sa face cachée, et celle-ci peut s’avérer douloureuse si la communication est mal maîtrisée.

2014 : l’année du déclin de Facebook
Malgré les apparences, Facebook est en proie aux doutes. Le réseau social n’attire plus. Le caractère trop « grand public », moins intimiste, a fait fuir la cible la plus active sur le web : les adolescents. Ces derniers préférant dès lors se réfugier derrière les Snapchat, ou autre Yo!. Retrouvez également mes autres articles traitant du sujet Facebook




Les managers dans les talons




J’ignore ce qu’il y a de plus difficile à gérer dans le quotidien professionnel : est-ce la difficulté de ne pas être reconnu à sa juste valeur, ou celle d’en avoir sous le pied et d’être dans l’impossibilité de pouvoir l’exprimer ?

Si la première interrogation est le lot de nombreux jeunes actifs qui peinent à faire leurs preuves malgré des diplômes et un dynamisme affiché, la seconde relève d’une hiérarchie ne sachant manager profil plus compétent - ou plus charismatique - qu’eux, mettant en péril leur leadership. 

Taylor l’a affirmé, la reconnaissance est essentielle à chaque individu pour s’épanouir pleinement. Se sentir reconnu c’est recueillir le fruit de ses efforts et confirmer le potentiel que vous avez laissé entrevoir tout au long des missions qu’on vous a confiées. Se sentir reconnu n’a toutefois pas nécessairement d’incidence financière comme le laisse présager les clichés. En vérité, seule la confirmation de vos succès prend du sens. Enrichir son parcours personnel suffit comme valeur.

Être managé, même en étant Manager, s’avère essentiel tant sur le plan du savoir-être que des compétences à développer. Savoir être guidé par un Homme de qualité - un mentor - doté d’une expertise métier constitue en effet un rouage important à la progression personnelle. Les entreprises l’ont oublié. Absence de suivi, manque de considération, la maladresse est de mise. Les managers s’en détournent et mettent pour ainsi dire l’entreprise en péril.

Être managé par une hiérarchie ne sachant ou comment vous guider compose une pièce de puzzle difficile à élucider. Une période en soi compliqué à traverser. À l’inverse de se sentir reconnu, se sentir sous-estimé a des conséquences plus graves pour l’entreprise. Côté gestion, le professionnalisme ne s’improvise pas. S’il est aisé de succéder à moins compétent que soi, la difficulté s’amplifie quand il s’agit de remplacer quelqu’un qui sait siphonner le potentiel d’un rayon. Côté humain, les dégâts sont considérables. Succéder à un manager compétent provoque des tremblements que n’importe quel rayon aura toute la peine du monde à s’en remettre. S’il s’agit un leader, mieux vaut chercher à le conserver au risque d’un turnover et d’une fuite de bons éléments. À bon entendeur.

Y’a-t-il un contraire au principe de Peter ? Celui d’avoir la conviction ou les compétences que la hiérarchie ne détiendrait pas ? Entre professionnels, il est fréquent d’installer une relation fondée sur l’ambiguïté et sur l’incompréhension. Tout cela pour échapper à une spirale… Cela consomme de l’énergie encéphale alors qu’elle pourrait être économisée et se rendre plus utile à d’autres priorités. L’intérêt personnel passe avant l’intérêt de l’entreprise. C’est bien connu.

Bref. On ne peut diriger le vent, mais on peut apprendre à ajuster ses voiles. La gestion de carrière ne s’improvise à personne. La vie d’un manager impose de se soucier de son équipe, mais elle exige également de gérer ses relations hiérarchiques. L’épanouissement professionnel et la reconnaissance sont en jeu. Il convient dès lors de naviguer entre deux eaux, et tenter le plus rapidement possible de regagner les sommets qui vous sont promis.

En somme, les bons managers sont instables, imprévisibles, et leurs pouvoirs ne sont pas suffisamment connues des entreprises tant ils sont rares et tant on leur en demande de plus en plus. Je crois que dans une carrière il n’y a rien de plus inhibant que d’être un professionnel non reconnu par une hiérarchie qui dicte la marche à suivre en talons…!