lundi 17 juin 2013

L'Hypermarché : la fin d'un mythe ?


Alors que Carrefour célèbre aujourd’hui son Hypermarché inauguré il y a aujourd’hui 50 ans (et un jour) sur les terres de Saintes-Geneviève-des-Bois, retour sur un article rédigé il y a un an qui avait beaucoup plu. L'excellent blogueur Le Furet du Retail ayant d'ailleurs consacré un article (non sans surprise!). Un article sous forme d’essai qui racontait la fin de l’Hypermarché en 2033... Bonne (re)-lecture :)

9h15. En ce 2 octobre 2033. Dans un paysage teinté par la brume, les premiers coups de pelles ont été lancé. Comme prévu, 70 ans après sa création l’hypermarché de Geneviève des Bois a tiré sa révérence. Une page de la grande distribution s’est tournée.

Une page d’Histoire et d’histoire. 
Ils étaient ce matin près de 500 à venir voir ses murs s’effondrer. Anciens dirigeants, hôtes de caisses, managers, clients et curieux, ont souhaité immortaliser ce moment. Il faut dire que ces anciens temples de la consommation, désertés depuis 5 ans, font partie de l’Histoire. De LEUR histoire. Émotion oblige, certains y ont versé quelques larmes.

Une nécessité évidente. 
Les rumeurs avaient été colporté depuis déjà de nombreuses semaines. Que faire de ces grands hypermarchés, rebaptisés hangar, aux abords des villes ? Ces bâtiments laissés depuis quelques temps en déshérence suscitaient effectivement de nombreuses interrogations. À l’heure où une crise du logement et une crise sociale font des ravages en France, le besoin des villes de disposer de place en périphérie devenait une nécessité. 

Comme un symbole. 
Geneviève des Bois le premier magasin déchu résonne un peu comme un symbole. Lui qui avait fait la fierté de Carrefour - actuelle n°2 du secteur derrière Leclerc - au siècle dernier, est donc le premier à être rayé la carte ; qui devrait d’ailleurs en appeler d’autres. Des magasins de Toulouse, Rennes, Brest, Dijon, Saint-Étienne notamment devraient suivre prochainement. 

Et après ?
Après avoir habité biscuits, conserves, choux et salades, ces terrains de près de 30 000 m2 devrait abriter prochainement, en plus de quelques nouvelles résidences, un parc écologique. Le premier concept de ces jardins nouvelle génération, cher à notre ministre du redressement durable, va être construit. Fin des travaux prévue fin 2034. 


Faire de l'Homme un atout majeur ?



Face à un manque cruel de main-d’oeuvre compétente, la grande distribution ne semble pas réagir devant cette «menace» qui pourrait bien agir sur les résultats des entreprises. Avoir des idées ne suffit pas toujours : il faut aussi des Hommes pour les mettre en place et les faire appliquer. Mais qui ? Que peuvent attendre les salariés du secteur à l’avenir ? Rapide tour d’horizon des interrogations, qui demain, auront - et devront - trouver des réponses 

La fin de la précarité ? La grande distribution est connue pour sa précarité ambiante. Jugez plutôt : 90% des salariés sont employés, 7% agent de maîtrise, 3% cadres. Un bien faible ratio compte tenu de la puissance et l’argent dégagé par ses «usines à vendre». Parmi les changements plausibles, on ne peut qu’escompter sur une amélioration des conditions de travail et la fin (enfin ?!) de cette précarité et pénibilité environnante : fin des CDD, des temps partiels, des horaires à rallonge, des heures supplémentaires non rémunérées, des permanences abusives notamment. 

Autre point sensible, le manque cruel de métier de bouche. Verra-t-on des bouchers, des poissonniers, des pâtissiers demain dans nos magasins ? La viande sera-t-elle elle-même découpée en usine pour être revendue directement emballée ? Redorer l’image de ces métiers relève aujourd’hui de l’exploit. Mais face à la montée criante du chômage en France, il serait temps de réagir pour préparer l’avenir, car avenir il y a ! Le néo-engouement des Français pour la cuisine créera peut-être des vocations... Que sais-je ?

Vers l’émergence de nouveaux métiers ? Le mouvement de la société conduira sans doute un jour à revoir les métiers en magasin. À l’évidence, on verra peut-être moins de managers terrain, mais plutôt de Grands responsables qui détiendront un secteur entier et s’assureront du management essentiellement. En parallèle, les entreprises pourraient détenir des cellules spécialisées avec à leur tête des managers spécialistes d’un domaine en particulier : ainsi, on pourrait voir des cellules dédiées à l’animation du point du vente, au conseil, au merchandising, au web, à la communication, aux achats, à la qualité... Autant de profils spécialisés, qui existent déjà dans de très grosses structures, et qui permettraient de valoriser les métiers en grande distribution et d’attirer de nouvelles compétences. Les jeunes notamment.

La fin des Super-Managers ? D’un point de vue personnelle, l’idée actuelle d’avoir des SUPERS-MANAGERS capable de gérer à la fois les achats, le merchandising, le management... est largement révolue. Ce système, existant notamment chez les indépendants, ne fait à mon sens plus ses preuves. La passation de pouvoir et la transmission des connaissances sont aujourd'hui bridé par les intérêts personnels, et ne permettent de faire avancer l’entreprise.

Autant de questions qui à mon sens devront être résolu afin de placer l’Homme au coeur de l’entreprise et d’en faire une priorité. C’est la revalorisation d’un secteur tout entier qui est en jeu.




jeudi 13 juin 2013

Quand le merchandising perd toute logique


Le merchandising c’est 15 à 20% du chiffre d’affaires d’un magasin. On me l’a toujours appris. Un rayon parfaitement achalandé avec des produits parfaitement positionnés permettent à la fois d’améliorer le confort du client, de soutenir une marge, de développer des achats impulsions, de créer la comparaison avec des produits concurrents, etc...

Aujourd’hui, trois photos et trois situations insolites telles qu’on peut le trouver chez certains indépendants.

Entre le rosé pamplemousse situé au beau milieu des Bag-In-Box ; un autre rosé pamplemousse perdu au milieu du rayon alcool entre les portos et les kirsch ; et un produit premier prix situé au niveau des mains tandis que la marque de distributeur est placé en bas du rayon. Il y a de quoi rire sur l'incompétence de certains chef de rayon.

S’il y a une logique dans tout ça, expliquez-moi ! À montrer dans les écoles de formations.