vendredi 19 décembre 2014

Où sont les patrons ?




Dans le contexte économique actuel, la grande distribution n’est pas épargnée. Elle qui représente pourtant une manne financière importante en France reste discrète. Dans une société médiatisée, une catégorie d’acteurs est aux abonnées absent : les patrons de la distribution.

Certes, la réputation de la grande distribution n’est plus à faire - ou à défaire. Souvent provoquée pour ses relations avec les fournisseurs. Condamné pour ses pratiques sociales douteuses. Critiqué pour sa responsabilité d’avoir détruit les petits commerçants. Jalousé pour la manne financière dont ils disposent. Le milieu a toujours été très exposé face à l’affront, et rendu souvent responsable du déploiement de la consommation qu’est devenu notre société. 

Pour autant, le secteur a son importance. En effet, la grande distribution demeure un des plus important pourvoyeurs d’emplois en France et son chiffres d’affaires représente à elle-seule près de 10% du PIB. Colossal. Nombres d’entreprises ont également une importance capital dans le tissu associative. On n’en parle pas assez.

Mais comment expliquer le silence de ses patrons ? Ces patrons-entrepreneurs, dont la plupart possèdent généralement les plus gros patrimoines de leur régions, semble cultiver le silence et la discrétion. Pourtant, qui de mieux que ces derniers pour évoquer et défendre des dossiers brûlants ? Leurs paroles apporteraient indéniablement du poids dans le débat public, lui qui manque d’ « expertise-terrain » et de sujet concret. On ne peut hélas que regretter leurs expériences et leur vision de la société. Les dirigeants seraient-ils au fond témoin des dangers de leur profession sur la société au point qu’ils refuseraient de la défendre ?

Aujourd’hui, hormis Michel-Édouard Leclerc et Serge Papin, et quelques patrons/directeurs présent sur Twitter, c’est silence radio. Toutefois, il est important de signaler que ces derniers ne sont pas des cas isolés. Les patrons industriels se font eux aussi très discrets. Nous ne pouvons que le regretter.

Article inspiré par Les Échos 

mercredi 17 décembre 2014

L’essouflement du Drive



En pleine course il y a encore un an, le bilan 2014 du Drive montre quelques signes de fatigue. Et hormis quelques nouvelles créations prévues en 2015, on parle désormais de fermetures. Le service apparut comme un phénomène il y a quelques années est victime de ceux qui finalement n’ont jamais cru en sa pérennité.

Il est en effet loin de temps des créations à tout-va. Alors que l’enseigne E.Leclerc annonçait une centaine d’ouverture en 2014, le rythme effréné s’estompe. Pour l’enseigne leader, il y aura moitié moins d’ouvertures l’année prochaine. Et, pire (!), si les créations se raréfient, les fermetures progressent ! Bilan de l’année : fermetures de 4 Leclerc Drive, 10 courseU et 14 chronodrive.

Ce ralentissement coupable d’activité est dû au marché à 2 vitesses à laquelle on assiste. D’un côté ceux qui en ont fait une priorité et crée autour du service un VRAI métier « les gros » ; et de l’autre, « les petits » ou des « suiveurs », c'est-à-dire des enseignes qui ont tenté de suivre le mouvement sans mettre les moyens. Au final les consommateurs s’en trouvent déçus. 

Les principaux concernés restent « les petits ». Ce système de collecte en magasin, priorité d’Intermarché ou de Système U, souffre de la comparaison avec les « gros ». Avec le temps, le service - qui résulte tout de même d’un non-sens logistique - ne s’est pas amélioré et s’est avéré d’autant peu fiable, voire peu professionnel. Verdict : des commandes incomplètes, des erreurs de produits, des ruptures, des écarts de prix… Pour ces enseignes, le Drive a été une belle opportunité de rendre le client mécontent et le faire changer d’enseigne. On retiendra du picking un révélateur de la gestion d’un magasin.

Ainsi avec le temps, le consommateur a revu ses exigences à la hausse. Il était d’ailleurs fortement prévisible que celles-ci deviennent plus importantes. Aujourd’hui, les enseignes perdent plus de clients qu’elles n’en gagnent. Les chiffres de 2014 en attestent : malgré un gain de 2 millions de clients, le Drive enregistre parallèlement une perte de 3,1 millions clients. 

En outre, on retiendra également des professionnels pas ou peu formés au métier du Drive. La plupart des responsables étaient issus des magasins, sans réelle sensibilité au e-commerce. Faiblesse du service client, absence de communication, entre autres, expliquent aussi pourquoi le service n’a parfois pas décollé dans certains magasins.

Si ce n’est toutefois pas la fin du Drive, il est fort à parier que les « petits » vont devoir revoir leurs ambitions à la baisse courant 2015. On pourrait même assister à une véritable remise en question du service : jusqu’à l’abandonner ?

vendredi 12 décembre 2014

La caisse symphonie !




Quand la distribution allie poésie, magie et féerie de Noël, ça donne ÇA !

L’initiative provient de l’enseigne EDEKA, une enseigne de distribution en Allemagne. Et l’idée vaut le détour ! La caisse symphonie : Beethoven n'a qu'à bien se tenir :) Regardez plutôt.



mardi 9 décembre 2014

Coup de jeune pour le site des magasins U




Les enseignes ont-elles décidé d’emboîter le pas pour transformer leur image sur le web ? 

Alors que LeclercDrive lance sa phase de test pour son futur nouveau site dédié au e-commerce, c’est Système U qui se met à jour. Car après avoir dévoilé il y a quelques jours sa nouvelle application mobile, ainsi que son site dédié à l’emploi, l’enseigne au U rouge rajeunit désormais son site vitrine. Le site courseu.com devrait aussi avoir à sa métamorphose courant 2015.

L’ancienne version du site méritait en effet un sérieux coup de jeune. Désormais plus épuré, modernisé, plus simple, le site arbore une trame moins fournie. Les informations sont désormais claires et accessibles. 

Toutefois, on peut encore regretter l’absence de liens plus visibles vers les réseaux sociaux, nécessaire pour s’assurer du trafic.

À découvrir.


Ci-dessous les captures d'écran du nouveau site des magasins U. Ici Hyper U Guichen, magasin région rennaise.